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    Evénement

    Sommet Maroc-Pays du Golfe
    Les mises en garde royales

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4757 Le 22/04/2016 | Partager
    Le réveil du monde arabe vital devant la gravité de la situation
    Un débat franc et profond des différents rites de l’Islam est impératif
    Les relations stratégiques n’interdisent pas la diversification du partenariat
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    Il s’agit de «donner une forte impulsion à ce partenariat, qui a atteint un tel degré de maturité que nous devons en développer le cadre institutionnel et les mécanismes opérationnels. C’est la meilleure démonstration  que l’action arabe commune ne se réalise pas à coups de réunions et de discours ou de résolutions toutes prêtes, mais inapplicables», a souligné SM le Roi (Ph. MAP)

    Les chefs d’Etat réunis jeudi dernier au sommet USA-Pays du Golfe, y compris le président américain Barack Obama, présent à Riyad, ont dû méditer les idées fortes développées dans le discours royal, prononcé la veille dans la capitale saoudienne.
    Un sursaut salvateur est vital pour faire «face à des complots qui visent à porter atteinte à notre sécurité collective. Ils en veulent à ce qui reste de nos pays qui ont pu préserver la sécurité, stabilité et pérennité de leurs régimes politiques», a souligné le Souverain. Cette entreprise funeste cible «les pays du Golfe, la Jordanie et le Maroc qui constituent un havre de paix et un élément de stabilité. Aujourd’hui, ils sont confrontés aux «mêmes dangers, aux mêmes menaces». Sur cette question cruciale, l’approche de Rabat n’a pas changé d’un iota, en considérant que «la sécurité et la stabilité des pays du Golfe sont indissociables de la sécurité du Maroc. Ce qui vous porte préjudice nous affecte et aussi ce qui nous touche vous touche également», a martelé le Souverain. Les preuves ont été fournies tout au long des dernières décennies, particulièrement lors de la première guerre du Golfe, l’opération de restauration de la légalité au Yémen et de la coopération continue en matière de sécurité et de renseignement.
    Le Souverain a aussi tiré la sonnette d’alarme au sujet des attaques dont est victime «le monde arabe, qui traverse une période critique car ce que vivent certains pays n’est pas une exception mais il s’inscrit plutôt dans le cadre de plans programmés qui nous visent tous. En effet, le terrorisme, qui nuit à la réputation de l’islam et des musulmans, est utilisé par certains «comme prétexte pour diviser les pays et pour semer la zizanie». Pour remédier à cela, il propose l’ouverture d’un «débat franc et profond entre les différents rites pour corriger les mystifications et réactiver les valeurs de tolérance».
    Le sommet Maroc-Pays du Golfe intervient dans un contexte particulier, marqué par des «tentatives de changements de régime et de partition des Etats comme en Syrie, en Irak et en Libye». Le Souverain attire l’attention de ses pairs sur le sort réservé au monde arabe. D’ailleurs, c’est la première fois que le chef d’Etat s’en prend, de manière formelle, au «printemps arabe» pour le qualifier d’automne désastreux, avec «le dessein de mettre main basse sur les ressources des pays arabes et de briser les expériences réussies des autres Etats comme le Maroc en portant atteinte à son modèle original». Le Roi a saisi cette opportunité pour remettre les pendules à l’heure. Si pour certains, les nouvelles alliances sont perçues comme des sources de discorde et de désordre dans la région, pour d’autres en revanche, elles s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté de la décision politique. Sur ce chapitre, avec pédagogie et simplicité, le Roi a fourni une lisibilité de la lecture des initiatives et de l’action marocaines. Ainsi, Rabat cherche à diversifier ses partenariats géopolitiques et économiques, tout en conservant intactes ses relations stratégiques. La visite royale en Russie en mars dernier s’inscrit dans ce cadre. Comme le Maroc entreprend des partenariats stratégiques avec l’Inde et la Chine où le Souverain compte se rendre prochainement. Cette explication a permis de dissiper des inquiétudes inutiles.

    Le soutien acquis des pays du Golfe

    Le Souverain a tenu à mettre en relief le soutien  constant des pays du Golfe dans la défense de l’intégrité territoriale du Maroc. Une position réitérée à l’occasion de la dernière crise avec le secrétaire général de l’ONU qui, au passage, en a pris pour son grade. Attention, le Maroc n’a pas de problème avec l’ONU dont il est membre actif ni avec le Conseil de sécurité.  Mais la situation est grave et inédite dans l’histoire de ce conflit artificiel. Les choses en sont arrivées au point d’engager une guerre par procuration où Ban Ki-moon est instrumentalisé pour porter atteinte à la marocanité du Sahara, a indiqué le Roi.

     

     

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