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    Politique

    Parlement: Une session sur fond de tension

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4746 Le 07/04/2016 | Partager
    Elle intervient en pleine crise entre le PJD et le RNI
    C’est la dernière session de la législature
    Le Conseil de régence pour commencer
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    Rachid Talbi Alami, président de la Chambre des représentants, devra faire preuve de doigté et de sagesse dans la gestion de la session du printemps (Ph. Bziouat)

    La session du printemps démarre sur les chapeaux de roue. Dès l’ouverture de la séance plénière demain vendredi, les députés procèderont à l’adoption du projet de loi organique relatif au Conseil de régence. Et pour cause, la Chambre des représentants a un agenda très chargé. Au menu, les amendements des lois électorales, qui prennent beaucoup de temps et que le gouvernement doit approuver avant les élections législatives prévues le 7 octobre prochain.
    La spécificité de cette session du printemps  réside dans le fait qu’elle est la dernière de la législature qui a porté Abdelilah Benkirane à la tête du gouvernement en novembre 2011. Cependant, le Parlement termine son mandat, avec un goût d’inachevé. Et pour cause, plusieurs lois organiques n’ont pas été adoptées, alors que la Constitution de 2011 impose au gouvernement d’approuver ces textes avant la fin de cette législature. Pour anticiper sur ce deadline, l’exécutif avait fixé un agenda électoral en 2013. Dans la pratique,  les différents engagements n’ont pas été respectés et le document en question a été laissé moisir dans les tiroirs. Et aujourd’hui, plusieurs projets de lois organiques sont en rade. L’un des projets de loi organique les plus en vue a trait à la grève. Le texte est prêt mais les syndicats n’ont pas validé les différentes moutures. De même, le Conseil national des langues et de la culture marocaine est toujours au stade de la concertation. Idem pour l’officialisation de la langue amazighe qui a connu un vif débat avec les associations actives dans ce domaine. Quant au projet de loi organique, fixant la procédure de présentation de l’exception d’inconstitutionnalité des lois, il a été adopté par le Conseil de gouvernement.  Le texte sera programmé dans un prochain Conseil des ministres.
    Cette situation n’inquiète pas les députés de la majorité qui comptent faire aboutir la plupart des textes qui sont dans le pipe. Le travail sur les autres relatifs au Conseil de la parité et la lutte contre la discrimination et sur celui de l’enfance et la jeunesse est avancé. Restera l’étape de la Chambre des conseillers qui devra faire preuve de diligence.
    Cependant, sur le plan politique, l’ouverture de la session du printemps intervient en pleine crise entre les deux principaux partis de la majorité. Le PJD et le RNI ont déterré la hache de guerre qu’ils avaient rangée à la suite de l’entrée de la formation de Salaheddine Mezouar au gouvernement en octobre 2013.  Le dernier épisode qui a secoué le microcosme politique ces  jours-ci est relatif à l’avis donné par le ministre de l’Economie et des Finances (RNI) au sujet des enseignants stagiaires. Mohamed Boussaid aurait déclaré qu’il suffisait d’un décret pour débloquer la situation et éviter l’année blanche. Ce qui a mis le feu aux poudres et attisé la colère du chef du gouvernement. Abdelilah Benkirane a publié un communiqué le lendemain d’une réunion avec le secrétariat général de son parti. Quelques semaines auparavant, le président du RNI, ministre des Affaires étrangères, s’en était pris, de manière surprenante, lors du Conseil national du parti de la colombe, au secrétaire général du PJD. Dans cette bataille aux relents de précampagne électorale, le RNI sort gagnant. Car, en peu de temps, Salaheddine Mezouar est arrivé à placer son parti au cœur de l’équation politique, jusque-là focalisée par le couple PJD-PAM. Si c’est le cas, c’est prémonitoire de la forte teneur de la prochaine campagne électorale.

     

     

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