×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Régions

    Oujda: Un centre modèle pour quartiers défavorisés

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:4746 Le 07/04/2016 | Partager
    Beaux-arts, musique et sport pour accompagner les jeunes
    Implication des bénéficiaires dans la gestion du centre
    oujda_cntre_quartier_046.jpg

    Les ateliers de couture et de cuisine sont très prisés par les femmes de ce quartier défavorisé (Ph. AK)

    Au milieu d’un quartier défavorisé et périphérique d’Oujda, l’espace jeunes socioéducatif et sportif «Hay N’gadi» s’est offert une cure jouvence suite aux travaux de réfection et d’embellissement qu’il a subis. Ses différentes composantes sont opérationnelles depuis peu. Ce centre, construit grâce à un don royal et la contribution de mécènes, ratisse large et cible toute la population du quartier. Des composantes diversifiées sont dédiées aux personnes âgées (terrain aménagé pour les sports de boules et bancs pour jeux de dames), aux enfants et jeunes avec deux terrains de mini-foot et un terrain de basket, équipés de douches et vestiaires (pour filles et garçons), salle polyvalente pour l’aérobic, des ateliers de beaux-arts, salles de lutte contre l’analphabétisme, de soutien scolaire pour les élèves démunis dans les matières scientifiques et les langues vivantes.
    Cet espace jeune se veut aussi un centre pour la découverte et l’accompagnement des talents en musique et en arts plastiques. Deux ateliers leurs sont consacrés avec une grande salle d’exposition modulable en scène de spectacles. La particularité du complexe c’est qu’il est polyvalent avec une focalisation sur les arts raffinés pour permettre aux jeunes d’exceller dans des penchants artistiques qui leur seront bénéfiques professionnellement. «Avec la montée des courants

    oujda_centre_quartier_046.jpg

     Pour assurer des formations de qualité, l’espace jeunes «N’gadi» encourage ses sociétaires à commercialiser leurs produits via une boutique dédiée (Ph. AK)

    conservateurs, la délinquance juvénile et la propagation des psychotropes, il est impératif de diversifier les offres de distraction sportive, goûts artistiques, ouverture sur les langues vivantes et la sensibilisation à l’importance des sciences et beaux-arts dans le façonnement de la personnalité», confie à L’Economiste, Salima Faraji, présidente du Centre.
    En parallèle à ces services récréatifs, les centres socioéducatifs doivent intéresser et impliquer les femmes via des activités génératrices de revenus. La présence des femmes et des mères de foyers contribue à la protection de ces centres, à veiller sur la qualité des formations et à générer des revenus. «Deux premières promotions sont déjà à l’œuvre dans les ateliers de couture et gastronomie. Leurs produits seront commercialisés via une boutique de vente dont dispose le centre. Nous espérons convaincre les grandes surfaces pour commercialiser nos produits qui ont la spécificité d’être des produits bio et assaisonnés par des plantes médicinales», explique Driss Mouatik, superviseur de plusieurs centres socioéducatifs de la province d’Oujda.
    En chiffres, la construction de ce centre, qui s’étale sur 8.000 m2 (dont 1.600 m2 couverts), a nécessité 10 millions de DH, en dehors du foncier (offert par un mécène). Il est en mesure d’accueillir 3.000 adhérents et bénéficiaires. Des données qui font de lui le plus grand centre socioéducatif de l’Oriental.
    De notre correspondant,
    Ali KHARROUBI

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc