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    Régions

    Marrakech/ Hôteliers Vs Mairie
    Une trêve pré-COP pour la bataille des ordures

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4746 Le 07/04/2016 | Partager
    Les autorités locales reportent l’instauration d’un paiement supplémentaire
    Les hôteliers refusent de «payer doublement» un service
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    Sur les 800 tonnes produites quotidiennement par Marrakech, les hôtels et les restaurateurs en produisent une centaine, alors que les contrats liant la mairie aux délégataires concernent uniquement les ordures ménagères, expliquent les responsables communaux (Ph. L’Economiste)

    Une première bataille de gagnée pour les hôteliers à Marrakech. Les autorités locales et le conseil communal viennent de décider de sursoir et reporter à l’an prochain l’instauration d’un paiement supplémentaire pour le ramassage des ordures des hôteliers, COP22 oblige.  Mais ce n’est qu’une trêve pré-COP  et la municipalité de Marrakech est déterminée à imposer une nouvelle taxe pour le ramassage des ordures aux professionnels de l’hôtellerie et aux restaurateurs. La mairie s’appuie sur une circulaire ministérielle de l’Intérieur (n° 1305 D) relative à la gestion des déchets domestiques dans l’espace public communal. Celle-ci demande à ce que les déchets des activités commerciales soient différenciés des déchets ménagers et de ce fait, les hôteliers par exemple doivent se débrouiller par leurs propres moyen pour ramasser leurs ordures.  La circulaire du ministère de l’Intérieur qui date de 2012 concerne l’ensemble du Maroc, mais seule la mairie de Marrakech tente de l’appliquer aujourd’hui.  Pour les responsables du conseil communal de Marrakech, les hôtels produisent  100 tonnes de déchets par jour (sur les 800 tonnes produites quotidiennement). Un coût que  le conseil communal estime à 10 millions de DH par an. C’est pour cela qu’il souhaite proposer un service payant de collecte de ces déchets, qui pourrait être rémunéré par une redevance versée par les entreprises hôtelières et dont le prix serait proportionnel au volume des bacs fournis. Les hôteliers eux sont catégoriques. Pour eux, il s’agit d’un «service public municipal» en contrepartie duquel ils payent  une taxe. «Que ce service soit rendu par la Ville ou un (ancien ou nouveau) délégataire ne change rien au raisonnement», indique ce professionnel. D’autres qualifient cette nouvelle redevance d’arnaque communale qui aurait un double emploi avec la taxe de services communaux et taxe d’habitation (TSC/TH) dont ils s’acquittent annuellement et qui va aux communes pour justement assurer ce service. D
    evant cette réaction, le conseil communal  se dit ouvert et prêt à toute négociation, mais les hôteliers s’y opposent, «sauf si la mairie décide d’annuler la TSC -en supposant que la loi le permet».  L’association de l’industrie hôtelière qui se mobilise autour de la question est en train de faire un état des lieux sur les montants des taxes de services communaux dont s’acquittent les hôteliers  pour évaluer  le poids et le profit de ces taxes et se prépare surtout à un nouveau round.

    De notre correspondante,
    Badra BERRISSOULE

     

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