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    Régions

    Tanger: La mairie au bord de la faillite

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:4746 Le 07/04/2016 | Partager
    La saisie sur ses comptes a atteint les 52 millions de dirhams
    170 millions supplémentaires risquent d’être ponctionnés à tout moment
    mairie_tanger_046.jpg

    La mairie risque de se retrouver en cessation de paiements en cas d’accumulation des saisies sur compte (Ph. Adam)

    La mairie de Tanger risque de fermer boutique. C’est en tout cas ce qu’avance Mohamed Amahjour, vice-président de la commune. Les comptes de cette dernière viennent d’être ponctionnés de 52,5 millions de dirhams à la suite d’un jugement du tribunal dans une affaire d’expropriation. «Nous ne pouvons que respecter le droit et les résolutions de justice, mais la continuité du service public est en danger», martèle Amahjour. En effet, selon lui, les intérêts des citoyens de la ville dans leur ensemble passent avant ceux d’une minorité. Il explique que la mairie a provisionné environ 20 millions de dirhams pour la gestion de ce type de conflits, qui restent nombreux et qu’en fonction de l’augmentation des recettes, ce montant pourrait être revu à la hausse lors des futurs budgets, mais que face au danger des saisies sur compte, il pourrait ne pas suffire.
    Avec cette saisie sur compte que vient de subir la mairie, les paiements de ce premier trimestre sont déjà compromis. «C’est le cas par exemple des factures d’éclairage public, dont le montant annuel est d’environ 11 millions de dirhams, que nous pourrions être obligés à ne pas honorer lors de ce trimestre», explique encore Amahjour.
    D’ailleurs, la mairie s’étonne de ce type d’actions de saisie sur ses comptes, «une situation qui ne s’est jamais produite avant», selon Amahjour. La situation risque d’ailleurs d’empirer. Plusieurs dossiers sont attendus par la mairie. Jugés, ils risquent d’être exécutés incessamment pour un montant global qui atteint actuellement les 170 millions de dirhams, une véritable épée de Damoclès. Il s’agit d’une situation accumulée lors des vingt dernières années et que les différents conseils communaux se sont refilés. Dans ce cas, la mairie, acculée à ne pas honorer ses engagements financiers, pourrait ne plus assurer la continuité des services comme la propreté et l’éclairage par exemple.
    Pour trouver une issue, la mairie a annoncé avoir envoyé un courrier au ministère de l’Intérieur pour l’informer et le sensibiliser de la gravité de la situation.
    «La solution ne peut être que législative», affirme en fin de compte Amahjour. Selon lui, des dispositions judiciaires devraient être prévues dans le cas de la loi de finances en évitant ces ponctions douloureuses et en prévoyant un montant prédéfini du budget pour le paiement de ces jugements.
    De notre correspondant,
    Ali ABJIOU

     

     

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