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    Régions

    Rabat-Salé-Kénitra
    Les priorités du nouveau président de la région

    Par L'Economiste | Edition N°:4615 Le 28/09/2015 | Partager
    Réorganiser les instances et l’administration de son territoire
    Et préparer son programme de développement pour les six prochaines années

    Difficile mission pour Abdessamad Sekkal, le nouveau président de la région Rabat-Salé-Kénitra que de réussir la fusion des territoires. Cette région ambitionne de se positionner comme un nouveau pôle économique spécialisé notamment dans les services, l’offshoring et l’automobile

    Comment réussir une fusion sans heurts des deux anciennes régions de Rabat et celle du Gharb. C’est le grand défi à relever par Abdessamad Sekkal, élu dernièrement président de la nouvelle région Rabat-Salé-Kénitra. Il s’agit d’un chantier de grande envergure qui s’inscrit dans le cadre du projet de la régionalisation avancée prévue par la Constitution de 2011, rappelle le nouveau président, lors de la cérémonie de passation des consignes avec Abdelkébir Berkia, l’ex-président de la région de Rabat. Une pareille cérémonie est prévue la semaine prochaine à Kénitra avec le président sortant de la région du Gharb. Après on doit passer au travail pour activer la réorganisation et la création des nouveaux organes exécutifs de la nouvelle région prévus par la loi organique 111-14 relative aux régions. Il s’agit notamment de l’administration ainsi que la création de l’agence régionale d’exécution des projets. Au menu aussi l’élaboration du schéma régional d’aménagement des territoires. On doit également se pencher pour activer la préparation du programme de développement régional pour les 6 prochaines années qui devrait être prêt au plus tard au début 2016, signale Sekkal. Ce dernier rappelle que le cadre législatif actuel a largement élargi les compétences confiées aux régions qu’on peut considérer comme des mini-gouvernements. «Par ce programme, on va essayer de mobiliser les potentialités de la région pour renforcer son développement, ce qui va permettre de réduire les disparités entre les zones urbaines et le monde rural», indique le nouveau président. Ce dernier tient à rappeler que ce travail sera mené en concertation avec les autorités et les différents acteurs sociaux et économiques de la nouvelle région qui s’étend jusqu’à Sidi Kacem. Rappelons qu’outre sa vocation agricole, cette région ambitionne de se positionner comme un nouveau pôle économique spécialisé notamment dans les services et les métiers de l’offshoring (Technopolis à Rabat) et celui de l’automobile au niveau de la nouvelle zone industrielle de Kénitra. Sans oublier le projet de grande envergure concernant la construction du port atlantique. Il s’agit donc d’une région disposant de tous les atouts lui permettant de réussir son développement. Egalement, elle se distingue par rapport aux autres régions par une majorité politique homogène dirigée par le PJD. En plus de la région, ce parti est également à la tête des mairies des grandes villes (Rabat-Salé-Kénitra-Témara) et la majorité de leurs arrondissements. Notons par ailleurs que pour accompagner le développement des nouvelles régions, le gouvernement doit activer la réorganisation et la fusion de ses services régionaux comme les CRI, les académies de l’enseignement, les directions régionales de la santé, de l’agriculture, la culture…
    Noureddine EL AISSI

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