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    Le dialogue inter-malien piétine

    Par L'Economiste | Edition N°:4510 Le 22/04/2015 | Partager

    La médiation algérienne pour résoudre le conflit malien se heurte à une impasse. Les touaregs refusent de parapher, en l’état, l’accord d’Alger, malgré les pressions de la communauté internationale qui continuait à exhorter les protagonistes à tous venir le signer le 15 mai à Bamako.
    Les touaregs restent attachés à leurs revendications : la réouverture des discussions sur le contenu de l’accord mais aussi la reconnaissance officielle de l’Azawad comme une entité géographique, politique et juridique, la création d’une assemblée interrégionale couvrant cette zone, et un quota de 80% de ressortissants de l’Azawad dans les forces de sécurité. Des exigences jugées inacceptables par Bamako et les représentants de la communauté internationale. La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA)  avait annoncé le 14 avril l’envoi d’une délégation à Alger «afin d’exposer, de vive voix, aux acteurs de la médiation internationale les raisons qui ne lui permettent pas de parapher le document», rappelant «les réserves pertinentes remises à la mission internationale, le 17 mars». Par ailleurs, CMA fait état de «menaces» à son encontre, assurant que celles-ci ne feront que «renforcer l’adhésion du peuple de l’Azawad à sa cause», en référence à l’appellation du nord du Mali par les rebelles.
    Cette situation embête Bamako qui comptait beaucoup sur cet accord afin de mettre fin au conflit. Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, avait refusé d’envoyer des représentants à la réunion du 15 avril à Alger ayant exigé le paraphe des mouvements touaregs sur l’accord, avant d’y renoncer à la dernière minute.
    Alger insiste aussi sur cette signature. En dépit du refus des touaregs, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a insisté sur sa signature le 15 mai «avec le soutien de la communauté internationale et la participation de tous les acteurs maliens», y voyant «une nouvelle page de l’histoire de ce pays».
    M. L.

     

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