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    Renault vs Etat: Nissan monte au front

    Par L'Economiste | Edition N°:4510 Le 22/04/2015 | Partager
    L'Assemblée générale prévue le 30 avril prochain
    Point de discorde: Les droits de vote doubles

    Présent au salon automobile de Shanghaï, le patron de Renault Nissan Carlos Ghosn n’a pas manqué de préciser sa stratégie face à l'offensive de l'Etat français. Il la résume d’ailleurs en une seule phrase:  «s’appuyer sur Nissan pour contre-attaquer». Ce sujet a fait couler beaucoup d’encre. Il faut dire que la tension est palpable.
    C’est autour d’un conseil d’administration que le management de Renault compte éclaircir la situation. Il est question d’examiner l'évolution de la composition de l'actionnariat et ses conséquences sur l'alliance avec le constructeur automobile japonais Nissan. Ce dernier se préoccupe surtout des droits de vote doubles.
    Positivant, le conseil d’administration de Renault a demandé à Carlos Ghosn de veiller à la pérennité et à l’équilibre de l’alliance. Dans ce but, le conseil réaffirme son soutien à la résolution n°12 (Celle qui vise à instaurer  des droits de vote simples) qui sera présentée à l’Assemblée générale, motivée par la situation spécifique des droits de vote au sein de l’alliance.
    Pour qu'une telle résolution passe, elle doit recevoir le soutien des deux tiers des votes exprimés lors de l’AG. Décidé à défendre la loi et ses droits, le gouvernement a acquis 4,73% supplémentaires du capital du groupe au Losange. Une opération dont le coût se situe entre 814 millions d'euros et 1.232 millions d'euros, selon un arrêté de Bercy.
    Techniquement, cette manœuvre porte de 15 à 19,7% la part de l'Etat au sein de l'ex-Régie et 23,2% des droits de vote exerçables dans l'entreprise. Vu la participation habituelle au vote des assemblées générales de Renault, cette proportion devrait garantir à l'Etat la minorité de blocage nécessaire pour forcer la main à Renault.
    Nissan détient 15% de Renault et l'entreprise française contrôle 44% du capital du constructeur japonais. Mais Nissan ne vote pas à l'Assemblée générale en vertu de dispositions réglementaires. Côté chiffres, Renault peut aussi se féliciter des résultats de son partenaire Nissan, qui souffle de justesse à Toyota la place de premier groupe japonais dans l'UE sur le trimestre, à 900 unités près. Nissan a progressé de 26,8% lors de cette période et Toyota de 10,9%.
    Que répond l’Etat français à cette affaire? Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a assuré que les «équilibres de l'alliance sont et seront pleinement préservés par l'Etat français». De même, les actions récemment acquises seraient revendues dès après l'assemblée générale du groupe prévue le 30 avril.
    F. Z. T.
     

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