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Régions

Casablanca renonce à son métro aérien!

Par L'Economiste | Edition N°:4310 Le 03/07/2014 | Partager
L’investissement de 9 milliards de DH jugé trop onéreux
Quatre nouvelles lignes de tramway pour le remplacer
L’option des bus à haut niveau de service envisagée aussi

Le Plan de déplacement urbain (PDU) de Casablanca, élaboré en 2007, n’avait pas prévu de bus à haut niveau de service (BHNS). Seules une ligne de RER, une ligne de métro et 4 lignes de tramway avaient été programmées. Sur la carte, le tracé en vert correspond à l’ancien schéma de métro aérien

Casablanca n’aura finalement jamais son métro! Après plus d’un an et demi de suspense, le Conseil de la ville vient de trancher. Il a décidé lundi 30 juin de remplacer le métro aérien par quatre lignes de tramway. Selon les premiers éléments disponibles, les nouvelles lignes de tramway (d’une longueur de plus de 80 km) couvriront tous les quartiers non desservis par la ligne de tram actuelle (My Rachid, Lahrayouine, Aïn Sebaâ, El Oulfa, Lissasfa, Rahma…).
Le métro aérien, qui devait être opérationnel à l’horizon 2018, allait, rappelons-le, relier le quartier My Rachid au centre-ville sur une distance de 15 km. L’option jugée trop coûteuse (9 milliards de DH) a été finalement abandonnée par les autorités de la ville. Cette décision sera votée lors de la prochaine session du Conseil de la ville en juillet. L’abandon de ce projet était plus ou moins attendu, puisque son montage financier tardait à voir le jour. Les autorités locales ont mené, durant plus d’un an, des négociations avec l’Etat pour trouver des solutions.
Des difficultés sur le tracé du métro sont également évoquées par certaines sources proches du dossier. En effet, des points noirs ont été relevés par l’étude préalable de Casa Transport, dont notamment les trémies sur le boulevard Zerktouni, des zones difficiles sur le boulevard Driss El Harti et l’emplacement du futur centre de maintenance du métro.
Outre l’option des quatre lignes de tramway, les autorités envisagent aussi l’introduction de bus à haut niveau de service (BHNS) dont la capacité peut aller jusqu’à 200 places et qui  rouleront sur des couloirs réservés. Une étude de faisabilité de la mise en place du réseau BHNS devrait être lancée incessamment par Casa Transport.
D’ailleurs, comme nous l’avions annoncé dans notre édition du 11 février 2014, plus de 200 bus flambant neuf seront introduits à Casablanca dans le cadre du Plan d’actions prioritaires (PAP). Lancé au début de l’année par les autorités de la ville, le PAP vise à améliorer le quotidien des Casablancais à travers des actions rapides et concrètes. Près de 200 millions de DH seront débloqués pour l’acquisition de ces bus, à raison de 1 million de DH par véhicule.
En tout cas, quel que soit le scénario adopté, la circulation reste l’un des points noirs de la métropole. Les études et les scenarii se succèdent depuis des décennies sans effet réel sur le vécu des automobilistes. L’idée de métro a même été évoquée depuis les années 80 sans que ce projet ne voie jamais le jour.
Et malgré la mise en service de la 1re ligne de tram le 12 décembre 2012, Casablanca est toujours aussi embouteillée. «La ligne n’a pas résolu le problème parce que l’offre est insuffisante. Aujourd’hui, le tram n’arrive même pas à absorber la croissance de trafic généré durant sa période de construction», souligne un expert en mobilité urbaine.


Aziza EL AFFAS

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