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Les pharmaciens appellent à la grève

Par L'Economiste | Edition N°:1920 Le 20/12/2004 | Partager

. Ils ont choisi les 29 décembre et 7 janvier prochain. Le code de la pharmacie, objet de discordeAprès le sit-in organisé vendredi dernier devant le ministère de la Santé, la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc (FNSPM) a décidé de hausser le ton. Elle a appelé les pharmaciens à observer une grève les 29 décembre et 7 janvier prochain. La décision a été prise lors d’un conseil fédéral extraordinaire tenu vendredi, après le sit-in. Les pharmaciens suivront-ils ce mot d’ordre? Il est trop tôt pour le dire.Rappelons que le sit-in avait réuni près de 150 pharmaciens, venus de différentes régions du pays. Les pharmaciens s’opposent au Code de la pharmacie adopté en conseil de gouvernement et veulent l’amender. En fait, par le sit-in devant le ministère de la Santé, la Fédération cherche à ouvrir le dialogue avec le Premier ministre. Un courrier lui a été adressé dans ce sens. Elle considère que le ministère de la Santé n’y peut rien.Plusieurs dispositions du Code n’arrangent pas les affaires des pharmaciens d’officine qui veulent les amender avant que le texte ne soit programmé en Conseil des ministres. L’ouverture de pharmacies à l’intérieur des cliniques arrive en tête. En effet, un article du code permet aux cliniques d’avoir une “pharmacie à usage intérieur”. Pour Kamal Belhaj Soulami, président de la FNSPM, cela est inacceptable. C’est une concurrence déloyale qui annonce la mort lente de la pharmacie. Selon lui, une grande partie des pharmaciens d’officine sont dans une situation financière critique. Près de 2.500 pharmaciens sur 7.000 que compte le pays paient les médicaments à la livraison. Les distributeurs ne leur font pas confiance, sachant qu’ils peuvent faire faillite du jour au lendemain. L’autorisation pour ouvrir une officine fait également partie des griefs des pharmaciens. Dans le projet, elle sera accordée par le gouverneur ou le wali. Ils veulent que cette tâche soit confiée à leur Ordre, comme c’est le cas pour plusieurs professions (architectes, médecins ou vétérinaires…). Autre revendication, le droit de substitution. Les pharmaciens veulent avoir la possibilité de changer un médicament dans une ordonnance. Ils veulent également amender un article relatif au personnel qui travaille dans la pharmacie. Le nouveau texte impose au pharmacien d’être aidé par des préparateurs.Le ministère se dit étonné par cette réaction des professionnels d’officine. Pour ce département, le Code ouvre de nouvelles opportunités pour la modernisation du secteur de la pharmacie. Le ministère se dit disposé à donner suite à tout amendement au niveau du Parlement.M.C.

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