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Economie

Relance économique: Le Roi fixe les priorités

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5862 Le 12/10/2020 | Partager
15 milliards de DH transférés au Fonds d’investissement du Budget de l’Etat
La mobilisation de terrains agricoles permettra de générer 2 points de PIB supplémentaires chaque année
Le Souverain fixe le délai de finalisation de la couverture sociale universelle
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Face aux effets de la crise du Covid-19, SM le Roi a insisté sur le caractère décisif du soutien de l’Etat, avec l’implication des banques et de la CCG. Jusqu’à présent, ce dispositif a bénéficié à plus de 20.000 entreprises, soit un montant de 26,1 milliards de DH. Ce qui a permis à ces unités d’atténuer les effets de la crise et de préserver les emplois (Ph. MAP)

La rentrée parlementaire intervient dans un contexte particulier marqué par les effets de la crise Covid-19. Une conjoncture que SM le Roi a mis en avant dans son discours donné à cette occasion, dans un format inédit. Traditionnellement, ce discours royal trace la feuille de route de la nouvelle session. Cette année, le Souverain a fixé les priorités de la relance économique. Surtout que la crise sanitaire a «révélé un ensemble de dysfonctionnements, de déficits, et a eu un impact négatif sur l’emploi», a-t-il souligné. Aujourd’hui, les chantiers de la relance économique et du renforcement de la protection sociale sont «de nature à enrayer les effets de la crise et favoriser la mise en œuvre optimale du modèle de développement».

■ Plan de relance: mode opératoire
Le Souverain a été on ne peut plus clair: «le plan de relance économique est à la tête des priorités de l’étape actuelle». L’objectif est d’accompagner les secteurs productifs et de rehausser leur capacité à investir, à créer des emplois et préserver les sources de revenu. Les efforts pour favoriser la reprise de l’économie nationale devront reposer sur les financements mobilisés par le fonds d’investissement stratégique. Baptisé Fonds Mohammed VI pour l’investissement, il sera doté de la personnalité morale et de structures managériales. L’idée est d’assurer l’efficience de son intervention. Ce sont 15 milliards de DH qui seront injectés dans ce Fonds. Ils seront transférés du Budget de l’Etat. Ce qui devra favoriser l’implication d’autres partenaires marocains et internationaux. Parallèlement, ce nouveau mécanisme d’investissement pourra aussi s’appuyer sur d’autres fonds sectoriels spécialisés, en fonction des domaines prioritaires à chaque étape et selon les besoins de chaque secteur. Il s’agit notamment des domaines de la restructuration industrielle, de l’innovation, des activités à fort potentiel, les infrastructures, le tourisme…

■ Coup de pouce au monde rural
Parallèlement à l’appui aux secteurs industriels, le Souverain a insisté sur l’urgence d’accélérer le développement du monde rural, notamment à travers la mise à niveau des activités agricoles. «Outre la dynamisation des investissements et de l’emploi, le dispositif adossé à la nouvelle stratégie agricole, contribuera à la valorisation de la production et facilitera l’insertion professionnelle en milieu rural», a expliqué le Souverain. La mobilisation d’un million d’hectares des terres collectives au profit des investisseurs et ayants droit est l’un des principaux leviers dans ce domaine. Cette orientation s’appuie sur la nouvelle réforme du dispositif juridique relatif aux terres soulalyates. Avec cette nouvelle vision, le volume des investissements attendus est estimé à 38 milliards de DH à moyen terme. Ce qui permettra de générer annuellement 2 points supplémentaires de PIB.

■ Couverture sociale: La généralisation avant fin 2022
Le Souverain a fixé fin 2022 comme échéance pour finaliser le chantier de généralisation de la couverture médicale obligatoire. L’objectif est d’intégrer 22 millions de bénéficiaires additionnels. Ceux-ci devront avoir accès à l’assurance maladie qui couvre les frais de soin, de médicaments, d’hospitalisation et de traitement. Ce chantier concerne également l’élargissement des bénéficiaires des allocations familiales pour couvrir 7 millions d’enfants en âge de scolarité et 3 millions de familles. Les régimes de retraite devront aussi accueillir 5 millions de nouveaux adhérents parmi la population active. Le système d’indemnité pour perte d’emploi devra également être généralisé pour couvrir toutes les personnes ayant un emploi régulier. Aujourd’hui, l’un des principaux enjeux de cette réforme concerne la mise en place d’un pilotage efficace. A terme, l’objectif est d’aboutir à la création d’un Organe unifié, chargé de coordonner et de superviser les régimes de protection sociale.

                                                                         

Administration: Urgence de changer les mentalités

La réussite du plan de relance et du chantier de la couverture sociale universelle dépend largement de l’implication de l’Administration. Sur ce point, le Roi a clairement appelé à «une évolution réelle des mentalités et un véritable changement dans le niveau de performance des établissements publics». Concrètement, le secteur public doit agir comme un levier de développement et non comme un frein. Cela devra passer par le renforcement de l’attractivité du secteur public, afin de pouvoir capter les meilleures compétences. Le premier chantier dans ce cadre concerne la révision en profondeur des critères et des procédures de nomination dans les postes supérieurs. Des partis avaient plaidé, il y a quelques mois, pour la refonte du dispositif actuel de nomination dans les hautes fonctions. Parallèlement, le rôle des institutions et entreprises publiques est également appelé à être revu. Le Souverain a plaidé pour un redéfinition substantielle et équilibrée du secteur, vu l’importance stratégique de ces institutions. L’Agence en charge de la supervision des participations de l’Etat et du suivi de leurs performances devra jouer un rôle clé dans ce domaine, comme l’a expliqué le Souverain.

M.A.M.

 

 

 

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