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Economie

Comptes sectoriels en 2018: Les ménages et l’entreprise sauvent la mise

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5657 Le 18/12/2019 | Partager
Le PIB en hausse de 4,1% à plus de 1.106 milliards de DH
Hausse de l’endettement et détérioration de l’épargne
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L’entreprise (financière et non financière) a créé 43,6% de la richesse nationale. Elle a contribué pour 55,3% à l’épargne nationale et pour 56,8% à l’investissement

L’année 2018 a enregistré une amélioration de 3,4% de l’investissement. Au total, pas moins de 315 milliards de DH ont été injectés dans l’économie. Et ce sont les entreprises industrielles et commerciales qui constituent le premier contributeur: 55,6%. C’est ce qui ressort de l’arrêté des comptes des secteurs institutionnels dressé par le HCP au titre de l’année 2018.

Les ménages viennent au second rang avec 25,2% du total de la formation brute du capital fixe. Une part en retrait de 1,2 point de pourcentage par rapport à l’année précédente. Au bas de l’échelle, se trouve l’administration dont la participation à l’investissement s’est repliée de 0,3 point à 18%.

Mais dans tous les cas, le recours à l’emprunt a été la règle pour l’ensemble des opérateurs. Le besoin de financement s’est situé à 65,6 milliards de DH, soit 5,9% du PIB contre 3,5% en 2017. Le HCP explique cette hausse par le manque de fonds propres des sociétés non financières dont le besoin de financement a atteint 19,3 milliards en 2018. Alors qu’il s’est chiffré à 5,5 milliards de DH pour l’administration publique.

Mais ce sont les ménages qui ont subi la plus forte détérioration de leur capacité de financement: 5,2 milliards de DH en 2018. En revanche, les sociétés financières ont enregistré une amélioration de leur capacité de financement passant de 13,6 milliards en 2017 à 15,1 milliards de DH en 2018.

Pour couvrir leurs besoins de financement, les sociétés non financières (SNF) ont toujours eu recours aux crédits bancaires. Ainsi, le flux net des crédits accordés aux SNF a atteint 11,4 milliards de DH au lieu de 38,6 milliards de DH en 2017, ce qui représente 13,2% de leurs engagements.

Par ailleurs, la dette intérieure des administrations publiques a marqué une forte augmentation, affichant un flux net de l’ordre de 35,5 milliards de DH en termes des émissions de bons de Trésor en 2018, contre 24,4 milliards de DH en 2017. Par contre, l’endettement extérieur des administrations publiques s’est allégé par rapport à l’année 2017.

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Le secteur des sociétés, premier producteur de la richesse nationale, a affiché une légère amélioration de sa contribution au PIB. La contribution des ménages s’est située à 29,5% du PIB au lieu de 29,7 une année auparavant. En revanche, celle des administrations publiques s’est établie à 15,1% du PIB, en léger repli par rapport à 2017

Pour les ménages, l’endettement s’est encore aggravé l’année dernière, passant de 17,5 milliards de DH en 2017 à 23,7 milliards en 2018. Dans ce sillage, les flux nets des dépôts ont fortement baissé pour s’établir à 33,9 milliards de DH contre 50,6 milliards, une année auparavant.

Ce qui a profité au système bancaire, puisque les flux nets des crédits accordés se sont élevés à 64,8 milliards de DH en 2018, soit quasiment le double en comparaison avec l’année précédente.

Sur ces bases, l’économie a enregistré un produit intérieur brut (PIB) en valeur de 1.106,8 milliards de DH en 2018, en hausse de 4,1 % par rapport à 2017. Le secteur des sociétés (financières et non financières), premier producteur de la richesse nationale, a affiché une légère amélioration de sa contribution au PIB, de 43,5% en 2017 à 43,6% en 2018. La contribution des ménages s’est située à 29,5% du PIB. En revanche, celle des administrations publiques s’est établie à 15,1% du PIB, en léger repli de 0,3 point par rapport à 2017.

Cependant, les impôts nets de subventions sur la production et les importations ont pratiquement stagné. Le Revenu national brut disponible (RNBD) a connu une hausse de 2,7% pour se situer à 1.157,7 milliards de DH en 2018. Cette évolution est due à l’augmentation de 2,6% du revenu brut disponible des sociétés (financières et non financières), de 3,2% et de 1,4% pour les administrations publiques.

Ainsi, les contributions des secteurs institutionnels au RNBD se sont situées à 62,5% pour les ménages, 22,6% pour les administrations publiques et à 14,9% pour les sociétés.

Le PIB par habitant à 20.279 DH

Par habitant, le revenu disponible des ménages a atteint 20.279 DH en 2018 au lieu de 19.852 DH en 2017, soit une hausse de 2,2%. Selon le HCP, l’amélioration fait suite à l’augmentation de 1,8% des prix à la consommation. D’où une progression plus importante des dépenses de consommation finale (+4,3%) par rapport à celle du revenu disponible brut. Ce dernier s’est accru de 3,2% à 714,2 milliards de DH en 2018. La contribution de la rémunération des salariés à ce revenu a été de 47,5%. Le revenu mixte, y compris l’excédent brut du service de logement, a contribué au RDB des ménages pour 42,5%, les revenus de la propriété nets, les prestations sociales et autres transferts nets de 25,8%. Toutefois, les impôts sur le revenu, le patrimoine et les cotisations sociales ont contribué de manière négative.

A.G.

 

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