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    Economie

    Académie du Royaume: Les leçons du modèle japonais

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5657 Le 18/12/2019 | Partager
    Miser sur le capital humain, les infrastructures et la R&D
    L’industrie japonaise pouvait compter sur une main-d’œuvre instruite, disciplinée et fidèle à l’entreprise
    Nanotechnologies, avions silencieux… les chantiers de l’avenir
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    Abdeljalil Lahjomri, secrétaire perpétuel de l’Académie du Royaume, a insisté sur l’importance de se pencher sur l’expérience japonaise en matière de développement, afin d’examiner les différents facteurs économique, culturel, politique et social, ayant favorisé la croissance impressionnante de ce pays, qui constitue une véritable source d’inspiration (Ph. Académie du Royaume)

    Après les séquences de la Chine et de l’Inde, l’Académie du Royaume s’est penchée sur le modèle de développement du Japon, dans le cadre des travaux de sa 46e session ordinaire. Les intervenants lors de cette rencontre ont mis l’accent sur la pertinence des choix effectués par ce pays en matière de politiques de développement, considérés comme des modèles à suivre.

    Surtout qu’actuellement, «le Japon figure parmi les puissances économiques au niveau mondial, avec plus de 57 entreprises très influentes dans le secteur industriel», a souligné Abdeljalil Lahjomri, secrétaire perpétuel de l’Académie du Royaume. Il a insisté sur l’importance du capital humain et de la recherche dans le modèle japonais. «Le budget dédié à la R&D dépasse 150 milliards de dollars par an.

    Ce qui en fait un mécanisme décisif pour le renforcement de la compétitivité mondiale de ce pays». Lahjomri a également mis en avant les fondements du modèle japonais, essentiellement en matière d’encouragement de l’économie du marché, l’innovation dans le domaine industriel, ainsi que la mobilisation des ressources pour la construction des infrastructures, particulièrement de transport et de communication.

    Les travaux de cette session ont permis de décortiquer les raisons de la réussite de l’économie japonaise, particulièrement depuis la période d’après-guerre. Même si l’émergence de ce pays est liée à des initiatives lancées à des dates antérieures à cette période (voir encadré). Après la guerre mondiale, les Japonais ont montré une capacité à «transformer la défaite militaire en opportunité de développement économique et scientifique».

    Durant cette période, les politiques économiques ont été d’abord fondées sur une main-d’œuvre à coût bas, parallèlement à une industrie axée sur les exportations, en plus du développement d’un système d’éducation accordant une grande importance à la science et à la technologie. Grâce à ces efforts, l’industrie japonaise peut compter sur une main-d’œuvre instruite, bien formée, disciplinée et fidèle à l’entreprise.

    «Ce sont des valeurs liées à la famille, à la religion et l’empereur», fait-on savoir. C’est ce qui a permis à ce pays de devenir, à partir des années 80 et 90, «un moteur économique et financier mondial, au 2e rang après les Etats-Unis». La conception de produits de haute qualité et d’une grande valeur ajoutée, dans des secteurs à forte demande comme l’automobile et l’électronique, était le fer de lance de l’économie japonaise.

    Cela a été couplé à des investissements massifs en R&D, «pour se préparer aux transformations liées à la mondialisation et tirer parti des opportunités stratégiques dans la plupart des marchés mondiaux». En 2017, le budget de la R&D du Japon était à hauteur de 3,42% de son PIB, contre 3,2% pour les Etats-Unis.

    Aujourd’hui, ce pays se positionne à la pointe de l’innovation technologique dans des domaines comme l’optimisation des processus industriels, la robotique… Les nouveaux chantiers de l’industrie japonaise sont liés à des secteurs à haut potentiel comme les nanotechnologies, les avions silencieux, l’anticipation des risques de catastrophes…

    Le poids de l’histoire

    L’émergence du Japon trouve ses racines dans les réformes lancées à l’ère Meiji. C’est ce qu’ont souligné les intervenants lors de la séquence dédiée à ce pays dans le cadre de la session ordinaire de l’Académie du Royaume. «L’expérience japonaise a montré que la modernité est un projet basé sur la mise à niveau du capital humain, à travers l’éducation et la promotion des sciences», comme l’a précisé Abdeljalil Lahjomri. Des intervenants ont également mis l’accent sur certains facteurs ayant favorisé la réussite des réformes de l’ère Meiji. Ces dernières «ont été inspirées et rendues acceptables par le respect que la plupart des Japonais vouaient à la personne de l’empereur». Ces réformes ont été implémentées «de manière à ne pas affecter la culture et les traditions séculaires du pays». 

    M.A.M.

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