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    Communication/journalisme: Un master pour booster sa carrière

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5619 Le 22/10/2019 | Partager
    Jeunes et cadres cherchent à s’approprier les outils du monde des médias
    L’ESJC propose une formation ouverte à tous les bac+3
    Clôture des inscriptions le 29 octobre
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    Elles sont nombreuses les compétences à développer pour pouvoir évoluer au XXIe siècle. Quatre reviennent en permanence auprès des experts, les fameuses 4C, dont la communication

    L’enjeu de la communication, de l’information et des médias n’a jamais été autant stratégique. A l’ère des réseaux sociaux, de l’e-réputation, des buzz, fake news… En dire trop, ou au contraire peu, mal choisir ses mots, prendre la mauvaise posture, se fier à des données non vérifiées… peuvent être lourds de conséquences.

    Jeunes et cadres de tous bords sont de plus en plus nombreux à décider de se former dans le domaine. La communication fait aujourd’hui partie des compétences clés du XXIe siècle (voir illustration). Son rôle est également crucial à l’intérieur des structures.

    En entreprise, elle compte parmi les outils essentiels de la gestion RH et de la préservation du climat social. C’est aussi, selon certaines études, l’un des critères déterminants de l’attractivité de la marque employeur. De leur côté, les techniques journalistiques peuvent être d’un grand apport pour les décideurs, submergés par une pléthore d’informations. Des décideurs désormais contraints de descendre de leur tour d’ivoire pour communiquer et informer un public, à la fois interne et externe, plus exigeant. 

    A l’Ecole supérieure de journalisme et de communication (ESJC), seul établissement supérieur détenu par l’un des plus importants groupes media au Maroc (Eco-Médias, éditeur des quotidiens L’Economiste et Assabah, propriétaire d’Atlantic Radio), la tendance est palpable. Le public s’adressant à l’école est de plus en plus divers.

    Ihssane et Sara, par exemple, l’une étudiante en littérature anglaise et l’autre en littérature française, ont toutes les deux opté pour une licence en journalisme et com à l’ESJC, en parallèle à leurs études universitaires.

    «Nous recevons aussi des cadres de la banque, médecins, juristes, managers de multinationales… Qui s’inscrivent dans notre master, pour acquérir les outils leur permettant de maîtriser les codes de la com et des médias, classiques et électroniques», confirme Badia Essaouri, directrice pédagogique de l’ESJC. «C’est souvent un tremplin pour leur carrière, car ils peuvent appréhender de nouvelles fonctions ou même se lancer dans une reconversion professionnelle», poursuit-elle.

    L’école, qui s’appuie sur des experts reconnus dans le secteur, propose deux licences, arabophone et francophone, apprenant les fondamentaux des métiers du journalisme (presse écrite, électronique, radio, télévision)  et de la com. Le programme est enrichi en permanence afin de répondre aux besoins des candidats et des employeurs. Dernièrement, deux nouveaux modules ont été introduits: la communication digitale et le data journalisme. Le programme est basé sur une approche de «hands on». Les étudiants apprennent en pratiquant.

    Le cursus est complété par un master sur deux ans. Une première année de perfectionnement des apprentissages et une deuxième de spécialisation et d’approfondissement des connaissances. «Les cours sont conçus pour permettre aux futurs journalistes et communiquants d’être à même de suivre les transformations médiatiques, de les analyser», souligne Essaouri.

    Un stage de 6 mois, un mémoire (qui peut être remplacé par une émission ou un documentaire) et une soutenance sont prévus. Le master est ouvert à tous les bac+3, quel que soit leur background. «Le programme s’adapte à la cible. Pour ceux n’ayant pas suivi d’études préalables dans le domaine, une mise à niveau est proposée», précise la directrice pédagogique de l’ESJC. L’emploi du temps est également flexible.

    Grâce aux partenariats noués avec des établissements étrangers, les étudiants peuvent bénéficier de séminaires d’enseignants français, américains et canadiens, et profiter de programmes d’échange à l’étranger. Ces trois dernières années, trois accords ont été signés avec l’université Nice Sophia-Antipolis, The King’s College de New York City et le Cégep de Jonquière, unique institut d’enseignement public au Québec à délivrer un programme de journalisme.

    Les cadres cherchent souvent aussi à développer leur polyvalence, une autre compétence clé du XXIe siècle. Les inscriptions pour le master de l’ESJC sont toujours ouvertes. Elles seront clôturées ce 29 octobre.

    De précieux soft skills aussi

    Au-delà de la découverte du monde des médias, de la maîtrise de ses outils, la formation en journalisme et médias permet d’acquérir de nombreux soft skills. Esprit d’analyse, sens critique, curiosité, capacité à structurer et à synthétiser sa pensée, valoriser l’information, vendre ses idées, développer ses aptitudes rédactionnelles… Autant de qualités précieuses en milieu professionnel.

    Ahlam NAZIH

                                                                                              

    ■ «La discipline est bousculée par de nouveaux défis»

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    Dr Mohamed Benabid, rédacteur en chef de L’Economiste, enseignant à l’ESJC, chercheur en stratégie, humanités numériques et transformations organisationnelles (Ph. L’Economiste)

    «Les enjeux des sciences de l’information et de la communication ne sont pas suffisamment bien appréhendés à mon sens et cette méconnaissance peut induire en erreur sur leur positionnement. La premier biais est de se situer par rapport à un secteur exclusif, les médias ou le journalisme, alors que toute activité est interpellée potentiellement par une démarche de production/consommation de l’information ou de la communication. Le deuxième est de ne pas prendre conscience d’un mouvement de transformation qui  traverse la discipline et qui tend à la replacer sur le marché de la connaissance, du savoir et de la formation. Ce mouvement est porté en partie seulement par la question du digital et s’exprime également à travers des ouvertures sur des questions d’ordre sociétal et organisationnel. Le mouvement de boycott de trois grands groupes qu’a connu le Maroc en 2018 est éloquent à cet égard. Avant d’interpeller sur la puissance des réseaux sociaux, il interroge avant tout sur les rapports des entreprises à la société et à leurs processus d’information/communication. Dès lors il s’agit de dynamique qu’il est intéressant d’analyser et de tenter de comprendre».

     

    ■ «80% de la gestion des crises, c’est de la com!»

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    Raja Bensaoud, juriste reconvertie dans la com il y a de cela 20 ans, ancienne chef de cabinet ministériel et ex-directrice com de Royal air Maroc, enseignante à l’ESJC (Ph. RB)

    «Quel que soit le type de fonction occupée, il est important de disposer d’un bagage communicationnel, en vue de faire face à toutes les situations, conflits ou crises qui peuvent se présenter. 80% de la gestion des crises, c’est de la com.
    Au-delà des aspects techniques, c’est finalement la perception qui reste. Maîtriser la communication managériale est essentiel en entreprise. Cela apporte une vraie valeur ajoutée, permettant aux cadres d’améliorer leur flexibilité et de développer leur polyvalence».

     

     

     

    ■ Un déficit encore flagrant

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    Chaïb Hammadi, journaliste à Atlantic Radio, enseignant à l’ESJC. Il a démarré sa carrière au Maroc au milieu des années 80 à la RTM, avant de rejoindre 2M en 1992, pour devenir la star de son JT en français (Ph. Atlantic Radio)

    «Beaucoup de responsables traînent encore un déficit flagrant en communication, et ce quel que soit leur secteur. Ceux qui s’inscrivent à l’ESJC ont envie de mieux faire comprendre les objectifs de leurs structures, d’améliorer leur manière d’échanger avec leurs collaborateurs, de valoriser l’image de leur organisation...
    Le déficit, nous le voyons même au niveau politique. La majorité des départements ministériels ne communique pas. Ils ont tous un point commun, ils ne disposent pas d’unités professionnalisées. Or, la communication est un défi majeur de notre ère. Si nous ne le relevons pas, nous serons dépassés».

     

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