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    Entrepreneuriat: A la recherche d’idées dans les coins perdus

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5619 Le 22/10/2019 | Partager
    La Fondation de R&D et d’innovation en sciences et ingénierie lance un concours
    Tournée dans les régions pour dénicher les graines d’entrepreneurs
    Financement, formation, locaux et coaching gratuits sur deux ans
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    Par rapport à d’autres pays arabes, l’écart entre l’intention de création et le lancement effectif d’une entreprise au Maroc fait partie des plus élevés, selon le Global Entrepreneurship Monitor (GEM 2018), la plus grande enquête internationale sur l’entrepreneuriat. Les Marocains n’osent pas se lancer, en grande partie par peur de l’échec. 64,2% des porteurs de projets renoncent à les concrétiser par peur d’échouer, soit le taux le plus élevé au monde, selon l’édition 2019 de l’enquête

    Des talents, il y en a partout, y compris dans les endroits improbables, dits «au milieu de nulle part». La Fon­dation de R&D et d’innovation en sciences et ingénierie en a récemment fait l’expérience, à travers son concours «Innov-Maroc». Lancé début octobre, ce concours entend donner une chance aux porteurs de projets innovants de développer leurs idées, d’apporter des réponses aux problématiques de leurs régions et de se transformer eux-mêmes en créateurs d’emploi.

    Pour démarrer son initiative, la fon­dation présidée par le conseiller du Roi, André Azoulay, a pris contact avec plu­sieurs gouverneurs de provinces. Celui d’Essaouira, Adil El Maliki, ancien di­recteur général de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC), a été le premier à s’y associer. Innov-Maroc commence donc avec la cité des alizés, en partenariat avec la pro­vince et Essaouira Innovation Lab, avant de faire escale dans d’autres régions.

    Une caravane a déjà sillonné la  province à la rencontre des graines d’entrepreneurs, pour leur présenter le concours et les encourager à y partici­per. «Nous avons visité même les petits villages, où nous avons découvert des idées incroyables. Nous avons passé en revue plus de 200 idées dans plusieurs secteurs: Agriculture, pêche, technolo­gie…», relève Hicham Medromi, ini­tiateur de la fondation, également di­recteur de l’Ecole nationale supérieure d’électricité et de mécanique (ENSEM).

    «Dans les yeux des jeunes, nous avons vu de l’espoir. Ils possèdent beaucoup de potentialités, il suffit de leur donner un coup de pouce pour leur permettre de se lancer», poursuit-il.

    Les candidatures sont toujours ouvertes, elles seront clôturées le 31 octobre. Une dizaine de projets seront sélectionnés début novembre, afin d’en sortir les cinq meilleurs pour la grande finale prévue le 15 du même mois. Une commission formée d’industriels et personnalités du monde de l’entre­preneuriat et de l’innovation procèdera aux sélections.

    Les cinq gagnants rece­vront un financement de 100.000 DH pour la création de leur startup, et seront accompagnés dans toutes les procédures administratives, y compris pour le dépôt de brevets d’invention. Ils bénéficieront aussi de coachings et de formations sur deux ans.

    La province d’Essaouira s’engage à mettre à leur disposition des locaux gratuits durant cette période. Pour sa part, l’Anapec prendra en charge les frais de CNSS. Les futurs entrepreneurs se verront offrir un accompagnement complet.

    Ahlam NAZIH

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