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    Economie

    Réforme de l’enseignement: Comment fonctionnera la commission de suivi

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5609 Le 08/10/2019 | Partager
    Elle est présidée par le chef du gouvernement, son secrétariat assuré par la tutelle
    Le décret fixant sa composition et ses attributions adopté en Conseil de gouvernement
    Veiller sur la cohérence des politiques sectorielles
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    Après l’adoption de la loi-cadre, le gouvernement a mis en place une commission nationale de suivi de sa mise en oeuvre. Présidée par le chef du gouvernement, cette instance est chargée de fixer un ensemble de mesures et de dispositions pour une meilleure mise en oeuvre de la réforme de l’enseignement (Ph. Archives)

    Dans la réforme de l’enseignement, rien n’est laissé au hasard. Ce chantier stra­tégique est pris en charge avec beaucoup de précautions pour éviter la reproduction des scénarios d’échec précédents. Après l’adop­tion de la loi-cadre, le gouvernement a mis en place une commission nationale de suivi de sa mise en œuvre.

    Le décret, fixant sa composition et ses attributions, a été adopté lors de la dernière réunion du Conseil de gouvernement. Il fait partie des 78 décrets nécessaires pour une meilleure application du dispositif législatif, comprenant la re­fonte de cinq autres lois. Cette commission, présidée par le chef du gouvernement, est chargée de fixer un ensemble de mesures et de dispositions pour une meilleure mise en oeuvre de la réforme de l’enseignement.

    Elle doit accompagner et suivre la préparation des projets de loi et des textes réglemen­taires mentionnés dans la loi-cadre. D’ail­leurs, l’une de ses attributions est de propo­ser une gouvernance en mesure de garantir la cohérence des politiques sectorielles dans le domaine de l’éducation nationale, l’ensei­gnement supérieur et la formation profes­sionnelle.

    Elle aura à étudier la conformité de ces politiques avec les choix stratégiques de la réforme du système d’enseignement. Autre mission confiée à cette commission: assurer le suivi de l’exécution des objectifs mentionnés dans la loi-cadre dans les délais réglementaires impartis.

    Selon le décret adopté, la commission est composé d’une vingtaine de ministères. Tout y passe: Intérieur, Habous et Affaires islamiques, Finances, Santé, Affaires étran­gères, Tourisme,… Outre ces départements ministériels, la commission comprend également le HCP, le secrétaire général du Conseil supérieur de l’enseignement, le secrétaire général du CESE et le président de l’Association des régions du Maroc. Elle se réunit une fois tous les trois mois et sur convocation de son président lorsque la situation l’impose.

    Son secrétariat permanent est assuré par le ministère de l’Education nationale. Sa mission consiste à organiser les réunions de la commission nationale et élaborer les PV. Autre attribution, la préparation des pro­positions à soumettre à cette commission, en coordination avec les ministères et les établissements concernés.

    Le ministère de tutelle devra veiller à la bonne marche des travaux de la commission de suivi et des comités spécialisés. Autre mission, suivre l’exécution des décisions et des recom­mandations émises par la commission, en collaboration avec les autorités gouverne­mentales concernées. Dernière prérogative, conserver et archiver les dossiers, les rap­ports et les documents de la commission nationale.

    Langues

    La loi-cadre a été le résultat d’un compromis entre les groupes par­lementaires à la Chambre des représentants. Ainsi, la version approuvée de l’article 2, qui introduit l’alternance linguistique, la définit comme une approche pédagogique et un choix éducatif qui sera appliqué graduelle­ment, en vue de diversifier les langues d’enseignement, parallèlement aux 2 langues officielles. L’objectif est de les utiliser dans l’enseignement de certaines matières, notamment scientifiques et techniques. L’article 31, éga­lement concerné par la polémique parlementaire, précise que l’architecture linguistique doit donner la priorité au rôle fonctionnel des langues, notam­ment en matière de consécration de l’identité nationale, mais également d’ouverture et de garantie de l’intégration économique et sociale. Cet article insiste également sur l’importance de l’équité et de l’égalité des chances dans le domaine de la maîtrise des langues officielles et étrangères.

    M.C.

     

     

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