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    Dossier Spécial

    Rétrospective 2018 - Les temps forts des entreprises

    Par Amin RBOUB | Edition N°:5422 Le 28/12/2018 | Partager

    ■ OCP détient 75% des réserves mondiales de phosphates
     

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    Le Groupe OCP est reconnu comme l’un des principaux producteurs de phosphate brut, d’acide phosphorique et d’engrais dans le monde. Le producteur de référence mondiale compte augmenter de 22 à 40% ses parts de marché de l’engrais d’ici 2028. Sur le phosphate, OCP détient près de 50% des parts du marché mondial. Les réserves actuelles du phosphatier marocain sont tellement importantes qu'il faut 700 ans pour les exploiter. Par ailleurs, le groupe marocain dispose de 47% des parts mondiales du marché de l'acide phosphorique. Quant aux engrais, la production est estimée à quelque 22% du volume mondial.

                                                                   

    ■ RAM: Doubler la flotte ou disparaître!

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    RAM compte relever le défi de doubler la capacité de sa flotte. En 2018, la compagnie a lancé la commande de 8 avions, dont 4 Dreamliner avec des livraisons entre décembre 2018 et mars 2019. Les 4 autres appareils sont des 737 Max. Les grandes orientations de la stratégie de développement de RAM devront donner une nouvelle impulsion à la compagnie. Compte tenu du positionnement géographique du Maroc et de sa vision en tant que pays résolument tourné vers l’Afrique, la compagnie nationale adopte une stratégie à travers plusieurs piliers. Parmi eux, figure la flotte qui permettra de disposer de plusieurs avions, attaquer davantage le long-courrier, la qualité de service, enrichir l’expérience clients, la formation ou encore les infrastructures.

                                                                   

    ■ PSA Maroc: Les premiers véhicules dans les starting-blocks

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    La première présérie de véhicules PSA a été produite en juillet 2018. Le premier moteur made in Maroc a été assemblé en avril 2018. Les tout premiers véhicules made in Maroc du constructeur français seront livrables dès avril 2019. Mieux encore,  le site de Kénitra compte doubler dès 2020 sa production prévue au démarrage, pour la porter à 200.000 véhicules/an et autant de moteurs. Des objectifs qui étaient initialement prévus pour 2023. Par ailleurs, le chiffre d’affaires du sourcing local sera autour de 2 milliards d’euros au lieu de 1 milliard initialement. L'usine s'engage sur un taux d'intégration locale de 60% dès le démarrage. A terme, ce même taux devra monter à 80%. Les véhicules qui seront produits au Maroc seront des segments B et C, bâtis sur la même plateforme.  Les premières indiscrétions parlent entre autres de la production du nouveau modèle de la Peugeot 208.

                                                                   

    ■ Boycott: Les leçons d'un mouvement atypique

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    Centrale Danone, Afriquia, Sidi Ali. Les noms de ces trois entreprises ont été associés à un mouvement de boycott sans précédent en 2018. Cette forme de protestation inédite portant sur le prix du lait, du carburant et de l'eau minérale a été relayée par des mouvements sociaux dans plusieurs régions du pays. Parti des réseaux sociaux, le mouvement a révélé de nombreuses défaillances sur la communication de crise, non seulement au niveau du gouvernement mais aussi au niveau des entreprises dont les produits ont fait l'objet de campagnes virulentes de boycott. Les rares initiatives menées ça et là n'ont pas pu calmer le mouvement. Seul le facteur temps et l'usure auront permis de dépasser la zone de turbulences. Même s'il a globalement été improvisé, le boycott a eu le mérite de mettre à nu le vide institutionnel, voire la faiblesse des instances de médiation (notamment le Conseil de la concurrence en stand-by depuis 2013). Il a aussi le mérite de faire émerger une opinion publique consumériste. Le tout sur fond de crise de confiance et d'érosion du pouvoir d'achat.

                                                                   

    ■ Renault met le turbo sur Somaca

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    Renault Maroc parie sur le site de production de Somaca. Le constructeur décide de doubler les capacités de son usine casablancaise, actuellement autour de 80.000 véhicules. Le doublement de la productivité vient en réponse à la demande croissante de véhicules de la gamme Global Access.  Cette décision vient aussi apporter un soutien indéfectible au plan d’accélération industrielle initié par le gouvernement marocain et renforcer le positionnement du Maroc en tant que base de production pour la gamme de véhicules produits à la fois à Tanger et à Casablanca. Pour le site de Melloussa (Tanger), il n'est pas exclu de procéder à des extensions avec les marques de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. La production de Renault Maroc devra dépasser les 400.000 unités en 2018. En 2017, le constructeur a produit près de  380.000 véhicules, répartis entre 300.476 unités à Tanger et 75.808 à Casablanca avec un volume global à l’export de l’ordre de 333.189 voitures livrées dans quelque 74 pays. Sur le plan commercial, la filiale marocaine du constructeur français est le numéro 1 des ventes sur le marché marocain.

                                                                   

    ■ HPS: De la PME à la multinationale!

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    Retenez bien ce nom: Hightech Payment Systems. HPS mérite de figurer dans les annales des success stories à enseigner dans les grandes écoles. L'entreprise marocaine spécialisée dans les solutions monétiques adresse aujourd’hui des marchés dans 90 pays, avec pas moins de 400 clients dans les 5 continents. Etats-Unis, Royaume-Uni, Europe, Moyen-Orient, Asie, Afrique... les donneurs d’ordre se bousculent pour développer des solutions signées HPS. La firme est désormais répertoriée dans les classements mondiaux.  Elle compte parmi ses clients de nombreuses références y compris dans les «Fortune 500» ainsi que «The Forbes world’s biggest companies» ou encore une institution japonaise de crédit, dont l’actionnaire majoritaire est le géant Mitsubishi. Pour 2018, l'entreprise table sur un chiffre d'affaires de quelque 700 millions de DH. Un an auparavant, elle a réalisé un CA de 560 millions de DH. Cotée à la Bourse de Casablanca depuis 2006, HPS est la 1re capitalisation des sociétés IT (1,6 milliard de DH). «La richesse de HPS ne réside pas dans le chiffre d’affaires, mais plutôt dans la capitalisation boursière. Ce sont là nos actifs immatériels», soutient le PDG Mohamed Horani. Sur le capital immatériel, le management revendique des produits qui capitalisent sur 10 siècles hommes/travail investis dans la R&D.

                                                                   

    ■ Aéronautique: The show must go on...

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    La montée en puissance du secteur aéronautique est incontestable au Maroc. Aujourd'hui, le pays inspire confiance aux grands donneurs d'ordre. Il est désormais reconnu en tant que place incontournable dans l’industrie mondiale. Mieux, le secteur affiche une croissance  de 20% alors que la moyenne mondiale n’est que de 5%. Il emploie 15.000 salariés dont 50% de femmes. Or, il y a 20 ans, personne n'y croyait. Le site Maroc s'inscrit plus dans la co-localisation. Autrement dit,  fini la logique de main-d’œuvre/heure moins chère. L'industrie aéronautique tire dans son sillage d’autres activités, notamment la défense, l’industrie, la médecine… Parallèlement, de nouveaux métiers émergent: moteurs d’avions, électronique embarquée, composites,…

    A.R.

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