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    Supinfo: «65% de nos lauréats travaillent à l’étranger»

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5325 Le 31/07/2018 | Partager
    Ils font carrière en France, en Allemagne, en Chine...
    Des partenariats avec Apple, Microsoft, IBM pour renforcer le contenu des formations
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    Amine Zniber, directeur régional de Supinfo : «Notre taux d’insertion avoisine les 100%, et beaucoup de nos étudiants deviennent des auto-entrepreneurs» (Ph. Supinfo)

    - L’Economiste: Les informaticiens sont très recherchés par les recruteurs. Comptez-vous élargir votre dispositif de formation ?
    - Amine Zniber:
    Le secteur de l’informatique est en évolution constante. Les programmes de formation proposés doivent par conséquent suivre la tendance du marché. Nous revisitons sans cesse nos programmes pour proposer des modules adéquats aux besoins des entreprises. Nous sommes, d’ailleurs, en partenariat pédagogique avec des leaders mondiaux, tels que Microsoft, Apple, IBM, Cisco, pour ne citer qu’eux, qui nous fournissent des contenus pédagogiques et orientent les cours vers les dernières technologies. Nos programmes sont, ainsi, retravaillés tous les ans. 

    - Vos lauréats font-ils carrière au Maroc ou bien à l’international? 
    - Je tiens à préciser que Supinfo est une école internationale, dotée de plus de 30 campus dans le monde. L’accès à ces établissements est facilité pour nos étudiants. Ils ont la possibilité de faire un échange chaque année dans un campus de leur choix. Aucune restriction ne leur est imposée, et au final ils disposent tous du même diplôme reconnu par l’Etat français. Du fait de cette mobilité, ils arrivent à décrocher, rapidement, un contrat de travail à l’étranger. 65% des lauréats de la dernière promotion travaillent actuellement à l’étranger (France, Chine et Allemagne). 

    - Comment travaillez-vous sur l’insertion professionnelle de vos lauréats?
    - Notre principale politique, c’est la formation. Nous sommes convaincus qu’un étudiant bien formé et polyvalent n’aura aucun souci à trouver un emploi. Notre programme regroupe tous les domaines de l’informatique, à savoir: le développement, les systèmes & réseaux, la sécurité, les bases de données et même le management. Un ingénieur se doit de maîtriser tous les aspects de son domaine pour prétendre à des postes de grande responsabilité. C’est exactement ce que nous leur inculquons. Les trois premières années leur servent à maîtriser l’ensemble des aspects techniques, et les deux années master sont plus axées vers des modules moins techniques qui peaufinent leur profil. Aujourd’hui, notre taux d’insertion avoisine les 100%, et beaucoup de nos étudiants deviennent des auto-entrepreneurs.

    - Vous avez lancé l’initiative «Share IT», quelle est sa finalité?
    - Ce sont des ateliers citoyens gratuits, mis en place il y a de cela 2 ans, après qu’on ait constaté des insuffisances dans l’enseignement des dernières technologies, que ce soit dans le secteur privé ou public. A travers cette initiative, nous essayons de faire bénéficier toute personne, travaillant ou étudiant dans le secteur informatique, d’une formation administrée par des professionnels, et qui englobe les dernières tendances dans le domaine. Nous n’avons aucune finalité financière, notre seul but est de faire partager notre savoir-faire. Ce programme connaît la participation de 400 personnes chaque année, sur les campus de Casablanca et de Rabat. Cette année, nous sommes à la 3e édition qui a proposé des cours de Blockchain avec les chatbots, ou encore la business intelligence.

    - Y a-t-il des nouveautés pour cette rentrée universitaire?
    - En plus des partenariats internationaux, nous avons noué des relations avec des entreprises locales telles que Dataprotect, spécialisée en sécurité de l’information, pour le lancement d’un laboratoire au sein de notre école. Ce qui permettra aux étudiants de travailler sur des projets réels avec des consultants. Nous avons aussi lancé le laboratoire Blockchain en juin dernier. Les 25 étudiants ayant rejoint ce laboratoire mènent actuellement des réflexions sur le développement d’une multitude d’applications sectorielles (la santé, l’assurance, la finance, les énergies, ...) et gouvernementales (contrôle aux frontières, lutte contre le terrorisme, services du cadastre,..). Par ailleurs, nous avons intégré de nouveaux modules tels que Docker, les certifications TOGAF et COBIT ou encore Amazon Web services pour ne citer qu’eux. Nous sommes également en négociations avec des entreprises pour des contrats en alternance. 

    Des dispositifs pour retenir les talents IT

    Les profils spécialisés en IT au Maroc sont très convoités par les entreprises étrangères, qu’ils soient fraîchement diplômés ou des cadres expérimentés. Pour ce qui est des lauréats de Supinfo, plus des deux tiers partent travailler en Chine, en France et Allemagne principalement. «C’est une marque de reconnaissance indéniable de la qualité de notre formation, mais nous déplorons aussi cette fuite massive de nos lauréats à l’étranger», indique Amine Zniber, directeur régional de Supinfo Maroc. «Nous travaillons actuellement avec l’Apebi (Fédération Marocaine des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring) pour mettre en place des mécanismes à même d’inciter nos talents à rester au Maroc», précise-t-il.

     

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