Competences & rh

Ces formations auxquelles vous ne pensez même pas!

Par Sara Boutaleb | Edition N°:5325 Le 31/07/2018 | Partager
Archéologie, météorologie, astronomie, langues mortes…
Des domaines passionnants, mais rares et peu connus au Maroc
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Même s’il compte l’un des patrimoines les plus riches au monde, le Maroc compte peu d’archéologues. Le domaine intéresse peu les jeunes, et quelques rares établissements dispensent des formations spécialisées, dont l’INSAP et la faculté des lettres de Aïn Chock de Casablanca

Médecine, architecture, droit, management… Ce sont généralement des domaines classiques qui occupent l’esprit des jeunes. Ils cherchent d’abord à accéder à des métiers valorisés sur le plan social, et assurant des débouchés rapides sur le marché de l’emploi. Un raisonnement plutôt logique, mais combien sont motivés par une vocation ou une passion? Et des spécialités passionnantes, il y en a. Elles sont, qui plus est, rares et garantissent une insertion professionnelle rapide.     
L'archéologie compte parmi les métiers les plus rares. Pourtant, le Maroc possède l’un des patrimoines archéologiques les plus riches au monde. L'Institut national des sciences de l'archéologie et du patrimoine (INSAP) a longtemps été le seul à offrir des formations spécialisées dans le domaine. Il ne compte chaque année qu’une vingtaine de diplômés. «C’est la raison pour laquelle il existe un manque flagrant d'archéologues au Maroc», confie Zhor Rehihil, anthropologue et conservatrice du musée du judaïsme marocain, elle-même diplômée de l’INSAP. 

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L'accès à l'Institut est réservé aux bacheliers maîtrisant l’arabe, le français et une deuxième langue étrangère (anglais, allemand, espagnol…), sur concours. Les candidatures ont été clôturées le 24 juillet dernier. Le concours est prévu pour le 6 septembre.
La faculté des lettres et sciences humaines de Aïn Chock à Casablanca, aussi, offre depuis un an un master en «patrimoine et archéologie», en arabe, pour les licenciés en histoire, qui elle-même n’existe qu’en arabe.    
«Le ministère de la Culture est le premier employeur des lauréats. Ces derniers peuvent également faire carrière dans l'enseignement supérieur, ou encore dans des entreprises privées spécialisées en restauration et en conservation du patrimoine», relève Abdelouahed Ben-Ncer, directeur de l’INSAP. 
La cosmologie, pour sa part, demeure peu connue et rarement choisie. Tout comme l'astronomie et l'astrophysique. Les lois qui régissent l'univers n’intéressent pas grand monde. Seule la faculté des sciences Semlalia de Marrakech propose un master de «Physique des hautes énergies, Astronomie et Physique computationnelle». Faute de débouchés, les lauréats se dédient à la recherche. Le métier de météorologue, assez complexe, ne séduit pas non plus. Très peu d’établissements dispensent cette formation, dont l’EHTP et l’OFPPT. Les lauréats peuvent intégrer Météo Maroc, ou encore l'armée.
Certaines spécialités n’existent même pas au Maroc. Comme l’étude des langues mortes (latin, égyptien ancien, araméen, indo-européen…). Les passionnés des anciennes civilisations n’ont d’autres choix que de s’expatrier ou de se former à distance.

 

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