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    Economie

    Importateurs, exportateurs: Couvrez-vous contre les risques de change!

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:4987 Le 23/03/2017 | Partager
    Une large gamme de produits disponible chez les banques
    Le surcoût évite les mauvaises surprises en cas de flambée des cours
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    L’accord sur la réduction de la production conclu entre les producteurs de pétrole, assorti de la reprise de la demande de l’activité économique mondiale, en particulier dans les pays avancés, s’est traduit par une hausse des cours

    La réforme du régime de change vers une plus grande flexibilité suscite les appréhensions des opérateurs économiques. Les préoccupations concernent le risque de renchérissement des devises étrangères, la dépréciation du dirham et les probables fluctuations des cours des matières premières. Sont principalement concernés les produits énergétiques et les céréales. Pour sensibiliser les opérateurs du commerce extérieur, BMCE Bank of Africa a organisé, mercredi 22 mars, dans le cadre de ses «Matinales du marché de change», une rencontre sur les «importations de produits énergétiques face à l’évolution du marché de change marocain».

    L’événement cible les transporteurs, les compagnies pétrolières et les distributeurs. L’événement coïncide avec l’ouverture du chantier de la réforme du régime de change qui consiste à élargir la bande de fluctuation du dirham par rapport aux devises étrangères tout en gardant l’ancrage au panier euro (60%), dollar (40%). D’où un risque de hausse de sa volatilité au-delà de la fourchette actuelle. Ce qui implique, selon des cadres de BMCE Bank of Africa, «un risque de change plus important pour les entreprises qui doivent adapter leur stratégie de couverture par rapport à ce changement et une hausse probable du coût de couverture, abstraction faite du produit concerné». La volatilité représente aussi des opportunités d’optimisation et de gains de change puisqu’elle va dans le sens de la hausse comme de la baisse.

    Devant ces paramètres, les opérateurs économiques disposent de trois options. La première concerne la non-couverture. Surtout lorsqu’un chef d’entreprise connaît suffisamment la tendance du marché, que la devise ne risque pas de changer et qu’il peut régler ses fournisseurs en temps opportun. «Mais cette stratégie n’est pas la meilleure», prévient le management de la banque. La deuxième option consiste à se couvrir d’une manière systématique. Elle concerne les opérateurs qui connaissent à l’avance l’évolution de leur marché sur une année et qui peuvent opter pour une couverture pour prévenir tout risque de retournement de situation. La troisième stratégie se décline à travers une couverture partielle. L’opérateur économique peut couvrir une partie de ses importations pour rester compétitif sur le marché.

    Plusieurs instruments de couverture sont disponibles. Les premiers sont classiques et consistent à fixer à l’avance le prix auquel on compte s’approvisionner pendant une certaine durée et régler son fournisseur à la date d’échéance. La deuxième catégorie d’outil, dit flexible, concerne surtout les opérateurs qui réalisent des transactions avec le même fournisseur sur six mois, par exemple. Ils peuvent fixer une enveloppe globale pour cette période pour conserver un même niveau de prix. Les banques proposent une autre catégorie d’instruments de couverture qui sont en fait du «sur-mesure». Il s’adresse aux entreprises qui tiennent à pouvoir bénéficier d’un cours fixe, rester compétitives, mais aussi, cerise sur le gâteau, profiter d’une évolution favorable. En cas de changement négatif, la protection joue à 100%. C’est ce que les banquiers appellent la «Rolls Royce» des couvertures.

    Celle-ci se décline à travers plusieurs types de produits. Les entreprises intéressées devraient se renseigner auprès de leur banque sur les différentes options qui existent car les tarifs sont fonction des besoins, de la durée de couverture, du risque couvert (change ou matière première)…
    A titre d’exemple, pour couvrir une transaction d’environ 1 million de dollars, il faut compter environ 1,3% pour la couverture contre les risques de change. Un surcoût qui vaut la peine puisqu’il met à l’abri des mauvaises surprises.

    Période d’incertitude

    Les opérateurs économiques ont raison de s’inquiéter au sujet de l’évolution des cours des matières premières et des fluctuations de change, d’autant que l’économie mondiale, après l’élection présidentielle américaine, avance vers une plus grande incertitude, marquée par le retour du protectionnisme et les mesures de rétorsion. Personne ne peut donc augurer d’une stabilité des cours des matières premières, surtout du pétrole. Actuellement, son cours oscille autour de 50 dollars, mais il risque toujours d’augmenter. Au terme des deux premiers mois de 2017, la facture énergétique a déjà atteint 10 milliards de dirhams. Le dollar peut également connaître une hausse. Ce qui risque d’avoir pour conséquence que les entreprises marocaines importent des matières premières à des prix trop élevés, au détriment de leur compétitivité, de leur marge et de leur trésorerie. Elles sont donc appelées à se prémunir. Le management de BMCE Bank of Africa propose une gamme de produits étoffée, permettant de couvrir aussi bien les risques de change que la flambée des prix des matières premières.

     

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