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    Académie du Royaume: Une session sur les contradictions de la modernité

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4942 Le 19/01/2017 | Partager
    Les participants à la 44e session examineront des études de cas autour de faits historiques
    La dialectique entre les avancées de la modernité et ses implications décortiquée
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    Après le thème de la session précédente, l’Afrique comme horizon de pensée, l’Académie du Royaume se penche cette année sur la modernité. «Un concept d’actualité, pas seulement au Maroc, mais également dans plusieurs autres pays, qui interpelle les chercheurs à cause des différents défis qu’il pose», selon Abdeljalil Lahjomri, secrétaire perpétuel de l’Académie du Royaume (Ph. Bziouat)

    Cerner les contradictions de la modernité, interroger le présent à la lumière du passé… C’est ce qu’ambitionnent les membres de l’Académie du Royaume, qui ont choisi ce thème comme fil conducteur des travaux de leur 44e session, prévue le 24 et 25 janvier. Surtout qu’il s’agit d’un «concept d’actualité, pas seulement au Maroc, mais au niveau de plusieurs pays», a expliqué Abdeljalil Lahjomri, secrétaire perpétuel de l’Académie du Royaume.

    Le choix du thème «De la modernité aux modernités» est lié à la nature de ce concept, «porteur à la fois d’espoirs et de grands paradoxes». Comme le soulignait le sociologue et ethnologue français, Georges Balandier, «la modernité inquiète et fascine à la fois. Elle est peu intelligible et la crise qui lui est attribuée est d’abord un problème d’interprétation». Quoi qu’il en soit, les membres de l’Académie du Royaume se veulent pragmatiques.

    «Les intervenants proposent une étude de cas autour de faits historiques, de grandes questions comme la nécessité d’une modernité authentique pour la pensée arabo-musulmane», fait-on savoir. D’autres aspects seront également concernés par ce travail, notamment la réforme économique au Maroc entre 1956 et 2016, les femmes marocaines face aux défis de la modernité… Globalement, les débats seront menés par de grandes personnalités.

    Outre Abdeljalil Lahjomri et Rahma Bourqia, d’autres chercheurs, venant des quatre continents seront impliqués dans les travaux de cette 44e session. C’est le cas de Mohamed Achargui, président du Conseil constitutionnel, Abbas Al Jirari, membre de l’Académie, Ali Bouabid, délégué général de la Fondation Abderrahim Bouabid, le politologue Mohamed Tozy, ainsi que Henry Laurens, professeur au Collège de France, Eugene Rogan, directeur du Middle east centre à Oxford et le philosophe mexicain Segalès Juan José Bautista.

    Le concept de modernité sera ainsi abordé tel un modèle idéal dont l’objectif est d’assurer la promotion des individus et des sociétés. Cela, dans un contexte mondialisé, créant la confusion dans les esprits et faisant naître des sentiments d’insécurité et de doute. D’où l’intérêt des travaux de cette 44e session de l’Académie du Royaume. L’idée est d’interroger les différents aspects de la modernité, mettant à l’œuvre une dialectique entre les avancées qu’elle favorise et leurs implications, parfois nuisibles. Cela concerne à la fois les risques de manipulation génétique, l’exploitation effrénée des ressources naturelles, la course aux armes chimiques…

     

     

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