Entreprises

Anticorruption: Le secteur privé s’engage

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5406 Le 06/12/2018 | Partager
Transport, Energie et Santé signent la déclaration d’intention
Rabat n’a pas encore adhéré à la Convention OCDE
La CGEM se joint à la promotion de la norme anticorruption

Les opérateurs privés affichent leur volonté d’adopter les standards internationaux en matière de lutte anticorruption. La Fédération du transport et deux entreprises opérant dans l’énergie et la santé, signeront ce jeudi 6 décembre, des déclarations d’intention. Ce sont des engagements volontaires de la part du secteur privé et n’engagent que les signataires.

Ce sera lors de la conférence intitulée «Standards internationaux et actions collectives», organisée dans le cadre du projet «Renforcer l’intégrité des affaires au Maroc». Une rencontre organisée conjointement par la CGEM et le gouvernement. Elle a pour objectif de dresser le bilan sur les bénéfices, résultats et défis des actions collectives contre la corruption au Maroc.

L’événement sera l’occasion aussi de présenter en détails les standards internationaux en matière de lutte contre la corruption qui s’inscrit dans le cadre de la Convention de lutte contre la corruption de l’OCDE. Par action collective, il faut entendre toute action une forme de prévention à laquelle les entreprises ont recours depuis l’entrée en vigueur de la convention anticorruption OCDE.

La présentation prévue aujourd’hui a pour objectif de faire la promotion de la norme. Cependant, la signature des déclarations d’intention par les opérateurs privés ne constitue pas une étape dans le processus d’adhésion du Maroc à la Convention OCDE de lutte contre la corruption dont les parties prenantes sont plutôt les Etats et non pas les organisations professionnelles ni les entreprises privées.

Pour éviter que la confusion s’installe dans les esprits, la deuxième partie de la conférence d’aujourd’hui sera consacrée à l’explication du contenu des standards internationaux et des modalités d’adhésion à la Convention OCDE.

La rencontre verra la participation d’experts dont ceux du groupe de travail sur la lutte contre la corruption OCDE. Outre la procédure d’adhésion, les participants présenteront les enjeux économiques ainsi que l’impact sur le dialogue public-privé.

Des progrès dans le rating de Transparency

En 2017, le Maroc s’est classé 81e dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International, en progression de neuf rangs par rapport à 2016 (90e). La corruption peut prendre plusieurs formes: de l’argent versé à un guichet administratif pour obtenir un document à la grande corruption dans les transactions commerciales ou le «droit d’entrée» pour être référencé auprès des hypermarchés ou parmi les fournisseurs ou prestataires des hôtels, etc.
Pour améliorer son image et introduire les bonnes pratiques d’intégrité dans les affaires, le Maroc a adopté en mai 2017 la norme ISO 37001 contre la corruption. La certification a pour objectif de consolider l’arsenal normatif international dans le domaine de l’éthique. Elle s’adresse à tous types d’organismes, depuis le secteur public, jusqu’au privé, en passant par les associations sans but lucratif… Bank Al Maghrib et Lydec sont les deux premières structures à s’être engagées dans le processus de certification. Une douzaine d’autres devraient suivre.

Hassan EL ARIF

 

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