L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:291 Le 31/07/1997 | Partager

Des manoeuvres sont actuellement en cours pour que les élections législatives soient reportées.
Les partis de la Koutla, pour de multiples raisons, exercent des pressions en ce sens.
La Koutla a tort de chercher à imposer le report des élections législatives. Elle a eu tort de refuser récemment la participation à un gouverne-ment d'union nationale qui aurait eu la charge d'organiser les élections. Elle a rejeté cette offre, pourtant faite avec insistance.
Le Maroc ne peut pas se permettre de continuer ainsi de report en report à faire attendre l'Histoire.
Les partis politiques ne sont que des instruments et les élections ne sont qu'un moyen. Il ne faut pas que, pour des raisons purement politiciennes, l'ensemble du pays soit mis entre paren-thèses, en attendant le bon vouloir des uns ou des autres. Pendant ce temps, nous avons une population qui augmente chaque jour, et des milliers de jeunes arrivent quotidien-nement sur le marché du travail. Le Maroc rate des opportunités économiques parce que nous n'avons pas encore fini de nous réveiller.

Dans la compétition économique internationale, le temps est un facteur dé-terminant. Nous ne pouvons nous permettre de le gaspiller en querelles de plus en plus ouvertement égoïstes.
Un parti politique ne représente pas que ses membres, tout citoyen a le droit de lui demander des comptes. Nous usons de ce droit.
Lorsque l'on prétend à gouverner le pays, on doit avoir la vision plus large et moins étriquée. La population est lassée de ces tergiversa-tions, elle exige la sortie du tunnel.

Abdelmounaïm DILAMI

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