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L'Edito

Humains

Par Nadia SALAH| Edition N°:5369 Le 11/10/2018 | Partager
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C'est une grande chance que de faire partie du groupe-test, dans le programme de la Banque mondiale, pour évaluer les progrès en matière de capital humain (Cf. L’Economiste du 10 octobre 2018).

Quand on voit ce que la compétition «Doing business» a été capable de transformer dans le climat des affaires au Maroc, on ne va pas bouder ce nouveau challenge. Et quand on voit que le Roi a mobilisé sur l’éducation, parce que rien n’avançait depuis une quinzaine d’années, on comprend vite que, quelles qu’en soient les raisons, les forces politiques, administratives ou sociales, ne sont pas capables toutes seules de fixer puis d’organiser de grosses réformes. Donc, on va fixer des normes et leur faire faire la course.

Parmi ces normes pour le développement du capital humain, il faudra faire figurer la protection physique des gens. Avec en tête de liste, une vraie organisation (pas que des mots dans des discours) pour lutter contre l’hécatombe routière et l’hécatombe sur les chantiers: 3.000 morts par accident au travail, plus les blessés en nombre inconnu; 100 morts par semaine en août sur les routes, plus le double de blessés graves, si ce n’est pas de la «destruction» de «capital humain», alors qu’est-ce donc?

Il y a quelque chose de choquant à regarder des humains et leurs familles comme s’ils n’étaient que des choses. C’est tout à fait vrai. Il y a même un relent d’immoralité dans ces références.

Mais si le seul moyen de se mettre à respecter ses concitoyens, si c’est le seul moyen de comptabiliser la solidarité, alors qu’à cela ne tienne! Comptons les gens comme s’ils n’étaient que des facteurs de production. Qu’importe la méthode, pourvu qu’on ait enfin un peu plus de respect de leurs droits, surtout ce droit fondamental à vivre au Maroc, avec le premier d’entre eux, la sécurité dans l’espace public et au travail.

L’organisation du respect de tous envers chacun est l’enjeu central de notre changement de modèle.

 

 

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