×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

L'Edito

Dysfonctionnements

Par L'Economiste| Edition N°:1796 Le 23/06/2004 | Partager

LES résultats de la première session du baccalauréat continuent de susciter de vifs commentaires. Les taux de réussite très bas sont diversement appréciés. Une première lecture serait de considérer que le filtrage a merveilleusement fonctionné. Seuls les meilleurs réussissent. Or, pour deux raisons, il est difficile pour autant de cautionner la qualité de l’enseignement public marocain. D’abord pour le même sujet, c’est-à-dire les résultats du bac, le benchmarking public/privé plaide nettement en faveur de ce dernier. Les taux de réussite plus élevés dans le privé portent à croire que le malaise de l’Education nationale est plus profond. En effet, lorsqu’on a un système qui marche et l’autre qui ne l’est pas, il est difficile de faire valoir l’explication de la sélection naturelle, synonyme de bonne santé, pour justifier des niveaux anormalement bas. Ensuite, il y a la question de la qualité de la formation. A la limite, on peut ici considérer que sur 100 candidats, autant avoir 50 élèves bien formés que 80 pas formés du tout. Or nous n’avons même pas de garanties que ceux qui ont réussi l’examen du bac ont suffisamment de chances pour s’en sortir par la suite. Nous ne sommes même pas sûrs que ces formations sont ancrées à la réalité du marché. Donc récapitulons. Nous sommes devant un système en quasi-faillite dont le taux de déperdition est trop important ou alors qui propose à ces élèves des diplômes certes, mais des formations qui ne servent à rien. In fine, nous nous retrouvons avec une population entière, qui court le risque de ne pas trouver de débouchés à l’emploi ou d’être recrutée pour des postes qui ne servent à rien. A moins de venir gonfler la horde de diplômés chômeurs en sit-in devant le Parlement. Une certitude donc: il faut corriger les dysfonctionnements. Mohamed BENABID

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc