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    Veritas marque son territoire

    Par L'Economiste | Edition N°:308 Le 11/12/1997 | Partager

    Visite éclair au Maroc du président du groupe Véritas, M. Bernard Renard. Le plus connu des bureaux de contrôle et de certification a bien l'intention de développer ses activités au Maroc: mise à niveau impose.


    - L'Economiste: Pourquoi voulez-vous relancer votre politique au Maroc?
    - M. Bernard Renard: Parce que le Maroc a conclu un accord avec l'Union Européenne par lequel il marque sa volonté politique d'élever le niveau technique de ses biens et services. Quand un tel processus commence, les entreprises et les pouvoirs publics ont besoin de bureau comme Véritas. Nous pensons que la certification va se développer fortement.
    Au niveau mondial, notre stratégie est de faire évoluer notre image, du contrôleur vers l'accompagnateur. Nous ne sommes pas des censeurs, mais nous sommes des partenaires de l'entreprise. C'est ce que nous voulons faire valoir et nous allons développer nos services marketing dans ce sens. Nous avons également introduit auprès de nos ingénieurs des commerciaux afin de souffler un esprit marketing et sensibiliser l'ensemble des collaborateurs de l'entreprise à une démarche commerciale.

    - Le marché marocain est peu développé en matière de normes.
    - Certes, mais une des particularités de notre métier, c'est de promouvoir, d'inter-nationaliser des normes. Par exemple, nous travaillons dans le maritime depuis plus de cent ans. Nous avons fini par créer nos propres règles. Ces règles sont rassemblées aujourd'hui dans un corpus, ISM Code, qui s'est imposé internationnalement. Je profite de votre question pour souligner que ce n'est pas une simple figure de style lorsque je dis que nos règles se sont imposées. A partir du 1er janvier 1998, tous les bateaux devront être à ces normes. Ceux qui ne le seront pas risquent bien de ne plus pouvoir entrer dans les ports européens.
    Dans nos métiers, c'est un gros avantage d'être un réseau international.

    - Justement, quel jugement portez-vous sur les bureaux qui choisissent des noms qui se terminent par ...as, comme Veritas?
    - Il y a de la place pour tout le monde. Le marché se charge de trier les bons et les mauvais. Je respecte mes concurrents. Une entreprise qui a besoin de service de contrôle peut préférer tirer sur le prix et choisir un bureau plus petit, qui n'a pas de charges de structure comme nous. C'est son droit et c'est à ses risque et péril. Néanmoins, il est évident que, dans la mondialisation, Veritas a des atouts que n'a pas un bureau moins connu. En matière de certification, par contre, c'est au gouvernement de donner ou de ne pas donner des accréditations aux bureaux qui en font la demande.

    - Mais peut-on être à la fois conseiller et certificateur d'une entreprise?
    - Déontologiquement, la même personne ne peut en aucun cas remplir une mission de mise à niveau et ensuite certifier. Et dans certains pays, ça va encore plus loin. La même société de certification ne peut pas faire à la fois la mise à niveau et la certification d'un client déterminé, quel que soit l'auditeur désigné. Dans le groupe Veritas, nous appliquons cette règle depuis toujours, même lorsqu'elle n'est pas imposée dans le pays où nous travaillons.


    Carte de visite



    Le président du groupe Veritas, Bernard Renard, a passé quelque 35 ans dans l'industrie avant d'arriver, en juin 1996, à Bureau Veritas.
    Bureau VERITAS emploie 4.000 personnes, dont près de la moitié travaille dans le réseau international. Le CA, 4 milliards de FF en 1997, se partage aussi à quasi-égalité entre la France et l'international.
    Au Maroc, Bureau Veritas s'est considérablement développé en particulier dans le secteur de la pêche, avec un accord de coopération technique avec le Ministère des Pêches Maritimes et de la Marine Marchande conclu en décembre 1996. Cet accord entre dans le cadre de la mise à niveau du secteur. Veritas intervient auprès de la RAM, l'ONCF, du barrage Al Wahda, la station de pompage de Boulaouane... Il a travaillé sur le complexe immobilier Espace Porte d'Anfa. Bureau véritas considère que le contrôle dans le secteur du bâtiment et du génie civil est «prometteur».
    Du côté de l'audit, le groupe Veritas, via sa filiale BVQI, compte quelque 800 auditeurs-certificateurs dans le monde.

    Propos recueillis par Hassan BOUCHACHIA

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