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    Economie

    Vaccination: Maintenir le «Zéro polio»

    Par L'Economiste | Edition N°:301 Le 23/10/1997 | Partager

    Les journées nationales de vaccination qui ont démarré le 14 octobre sont centrées sur la lutte contre la poliomyélite. La campagne doit permettre d'immuniser près de 3 millions d'enfants de moins de cinq ans.


    Deux doses de vaccin à un mois d'intervalle et le tour est joué. Administrée aux enfants de moins de cinq ans, cette action doit permettre de prévenir la résurgence de la poliomyélite, une maladie qui ne s'est pas manifestée au Maroc depuis une dizaine d'années (hormis ceux qui continuent d'en subir les séquelles).
    La lutte contre la polio sera le thème des journées nationales de vaccination prévues en deux étapes: du 14 au 18 octobre et du 19 au 23 novembre. Ce programme est initié depuis 1987.
    Chaque année, ces journées permettent de vacciner près de 1,5 million de femmes contre le tétanos et près de 300.000 enfants contre les six maladies cibles: tuberculose, diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite et variole.
    Pour cette année, les journées de vaccination cibleront donc aussi les femmes en âge de procréer ainsi que les enfants non ou incomplètement vaccinés contre les autres maladies. En tout, trois millions d'enfants de moins de cinq ans recevront du vaccin oral, 300.000 recevront un complément de vaccination pour les autres antigènes alors que 1,2 million de femmes en âge de procréer bénéficieront de la vaccination antitétanique.

    Du point du vue logistique, 4.000 équipes, 28.000 personnes (dont 18.000 extra santé, 22.000 points de vaccinations et 4.000 «moyens de transport» seront mobilisés.
    Les stratégies adoptées au cours des campagnes de vaccination sont multiples. Les prestations vaccinales sont à la fois fixes, c'est-à-dire disponibles au niveau des formations sanitaires urbaines rurales, et mobiles, des agents de santé se chargent dans ce cas de servir les populations éloignées de formations sanitaires. Les infirmiers se déplacent à la rencontre des populations, soit à domicile, soit en des points rassemblant la population à une distance de 3 à 10 km des lieux de la formation sanitaire. Par ailleurs, depuis 1991, des mini- campagnes sont organisées par les agents de santé locaux pour couvrir les localités rurales qui n'ont pu être correctement couvertes par les autres stratégies (régions montagneuses, d'accès difficile et habitats dispersés).
    La poliomyélite, thème des journées de vaccination de cette année, constitue le principal facteur handicapant au Maroc. La maladie appelée également «paralysie infantile» est incurable une fois installée».

    Selon le MSP, aucun cas de polio n'a été déclaré depuis 1990. Le Maroc a même fait partie en 1993 des 141 pays qui ont notifié «zéro cas de poliomyélite». Pour le MSP, il ne faut pas baisser la garde pour autant. «Tout cas de paralysie doit nous mettre en alerte, car il pourrait être le premier d'une épidémie. Tout cas de polio devient une urgence de santé publique». En fait, il s'agit essentiellement de prévenir la résurgence de la maladie. C'est même une recommandation de l'OMS: «La rapidité avec laquelle le virus de la polio se transmet ne permet à aucun Etat d'arrêter la vaccination antipoliomyélitique des enfants avant l'éradication mondiale de la maladie». Cette éradication sera certifiée en temps et lieu par une commission mondiale, composée d'experts internationaux. Ces derniers se rendront dans chaque pays pour y vérifier qu'il ne s'y est produit aucun cas de polio depuis trois ans au moins, qu'il existe bel et bien des systèmes de surveillance qui auraient dépisté tous les cas éventuels et enfin que des prélèvements virologiques ont été pratiqués sur la quasi-totalité des enfants paralysés et analysés par des laboratoires spécialisés compétents.
    «On pourra certes faciliter la vie aux jeunes qui sont atteints en les appareillant, en les opérant parfois, mais on ne pourra jamais leur rendre des jambes normales». Seul rempart, donc, la vaccination.


    Injectable et oral


    Deux types de vaccins contre la poliomyélite existent: un vaccin injectable et un vaccin buvable. Les services du Ministère de la Santé Publique utilisent le vaccin oral VPO: deux ou trois gouttes dans la bouche suffisent à l'âge de six semaines, à 10 semaines, puis à 14 semaines. Ces trois prises sont nécessaires à un mois d'intervalle, pour acquérir l'immunité, c'est-à-dire contre la capacité de se défendre contre le virus.

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