×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Urbanisme: Première opération d'aménagement concerté à grande échelle à Casablanca

    Par L'Economiste | Edition N°:59 Le 24/12/1992 | Partager

    La zone située entre Sidi Bernoussi et Mohammedia, dans la Wilaya du Grand Casablanca, connaît actuellement une expérience inédite sur le plan urbanistique . En effet, après avoir été placée sous surveillance foncière en 1989, puis déclarée d'utilité publique en 1991, elle fait maintenant l'objet de discussions, entre différents opérateurs (agence urbaine, RAD, ONE, ONEP, Communes, Préfectures) pour définir un plan d'intervention commun, en plusieurs tranches, visant son aménagement. Il s'agit donc de la première opération d'aménagement concertée menée à cette échelle dans le Royaume. Elle préfigure le rôle opérationnel que l'agence urbaine de Casablanca entend, désormais, jouer en matière d'urbanisme.
    Après l'élaboration du schéma directeur d'aménagement urbain de Casablanca, au début des années 80, les 23 communes de la Wilaya (16 communes urbaines et 7 rurales) avaient été chacune dotée d'un plan d'aménagement. Ce document qui est opposable aux tiers détermine, pour une durée de 10 ans, I'affectation précise des sols.

    Il instaure également une homogénéité urbaine de l'espace.
    Ainsi, pour une commune donnée, le plan d'aménagement prévoit, en plus des équipements publics administratifs, socio-économiques et culturels (tels les Ecoles, les hôpitaux, les espaces verts etc...), des zones d'habitat, toutes catégories confondues, et des zones d'activités.
    Le secteur dit "Beaulieu" qui est une partie intégrante de la zone RS d'Ain Harrouda est soumis actuellement à une étude urbaine et fera probablement l'objet d'acquisition partielle par le Ministère de l'Habitat dans le cadre d'un programme de recasement des bidonvilles.
    Le plan d'aménagement de la commune d'Aïn Harrouda située entre les Préfectures de Sidi Bernoussi et Mohammedia, a doté le centre de cette commune de zonages spécifiques tout en plaçant sous surveillance foncière prés de 6.000 hectares.

    La zone sous surveillance foncière est, au sens des documents d'urbanisme en vigueur, une zone actuellement non équipée, destinée à une extension future de l'agglomération sous forme d'opération d'ensemble coordonnée par la puissance publique . La réalisation de cette zone ne pourra avoir lieu qu'après l'approbation d'un plan d'aménagement sur l'ensemble de la zone et la réalisation des infrastructures, ainsi que des équipements publics prévus au plan d'aménagement. En attendant, toute urbanisation "diffuse" même à très faible densité y est interdite pour ne pas compromettre son aménagement ultérieur.

    En 1991, une partie de cette zone située entre Sidi Bernoussi et Mohammedia a été déclarée d'utilité publique par un décret du Premier Ministre, en vue de permettre notamment son aménagement par la réalisation des grands équipements d'infrastructure et d'assainissement. Cette mesure a réduit la spéculation foncière qui battait son plein dans cette zone appelée, comme le prévoit le schéma directeur, à intégrer le périmètre urbain.
    Depuis l'intervention du texte déclaratif d'utilité publique, l'Agence Urbaine a entamé l'acquisition de terrains dans cette zone, selon la procédure classique de gré à gré. Ces terrains entourant le centre d'Aïn Harrouda sont destinés à accueillir le noyau le plus complexe d'urbanisation qui doit constituer un exemple d'un urbanisme homogène et équilibré.
    D'autres terrains aménagés pourront faire l'objet d'opérations menées par des promoteurs privés ou publics (CGI, ERAC...).

    Dans cette opération complexe qui réunit plusieurs intervenants, I'Agence Urbaine de Casablanca joue le rôle de coordination.
    L'ensemble de l'opération sera réalisée par tranches.
    Concernant les équipements publics, on estime, de source informée, que cette zone accueillera probablement une station d'épuration, une préfecture, une université, un hippo-drome, un grand hôpital et une gare Des zones d'habitat et des zones commerciales et industrielles seront également prévues.
    Les montages technico-financiers nécessaires au démarrage de la première tranche font l'objet de discussions entre les différents intervenants.

    M.C.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc