×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Traversée inaugurale Tanger-Gênes à bord du Marrakech
De notre envoyée spéciale à Gênes, Nadia BELKHAYAT

Par L'Economiste | Edition N°:1303 Le 02/07/2002 | Partager

. Plus de 500 passagers et 200 véhicules pour le premier voyage. La Comanav prévoit de transporter 13.640 passagers pour le reste de l'annéeMardi 25 juin, 8h00: Gênes, la ville natale de Christophe Colomb, se réveille lentement. Après trois jours de week-end prolongé (la journée du 24 ayant été fériée pour fête religieuse), l'activité reprend petit à petit. Gênes -Genova pour les Italiens- est l'une des toutes premières villes commerciales et industrielles de l'Italie. Du port (le plus important du pays), on peut admirer la vielle cité, qui pendant plusieurs siècles, a rivalisé avec Venise pour la suprématie du commerce maritime. Plusieurs navires, dont certains sont splendides, sont accostés: Des petits cafés qui longent le port, la vue est imprenable. Dans quelques heures, «le Marrakech» quittera le port pour entamer une traversée de 48 heures qui le mènera à Tanger. Pour la première fois, ce paquebot de la Comanav, traditionnellement destiné à la ligne Tanger/Sète, effectuera la traversée Gênes-Tanger. Les 120 membres de l'équipage, dont 16 officiers, sont là, prêts à inaugurer la ligne. Le car-ferry, qui devait prendre le large à 11 heures, ne partira qu'à midi. Sur le quai, l'animation bat son plein. Après avoir opéré les formalités douanières d'usage, les passagers attendent leur tour, leurs bagages à portée de main. Bientôt, il faudra embarquer. Les retardataires accourent: il ne faut pas manquer le bateau. Les uns après les autres, ils embarquent, salués par plusieurs membres de l'équipage, qui leur souhaitent la bienvenue. Même le PDG de la Comanav, Taoufik Ibrahimi, fera la traversée, accompagné de son épouse. Après avoir conduit leurs véhicules au garage, les passagers, dont une grande majorité est constituée de MRE(1) gagnent leurs cabines. Sur les 179 climatisées que compte le bateau, 112 sont en classe confort et 67 en classe touriste. Le car-ferry, qui a une capacité d'accueil de 624 passagers et 220 voitures de tourisme, transporte pour cette traversée inaugurale plus de 500 passagers et 200 automobiles. A 15 jours de l'inauguration de la ligne, les réservations représentaient déjà plus de 50% du taux d'occupation du car-ferry, affirme la Comanav. C'est donc dans l'euphorie que nous quitterons le port. De la passerelle du bateau, des passagers profitent de l'instant pour regarder la ville s'éloigner. Très vite, nous ne voyons plus que la mer. Le Marrakech est au milieu des flots, loin de la terre, pour une durée de 48 heures. A bord, il est presque impossible de s'ennuyer. Les amateurs de détente et de bronzage enfilent leurs maillots de bain, direction piscine sur le pont extérieur. Les férus de lecture parcourent des revues, ou se plongent dans un roman, tandis que les enfants se font un plaisir de se rafraîchir dans la piscine. A 11 heures, les amoureux du football sont au rendez-vous en face de la télévision pour suivre en direct la demi-finale de la Coupe du Monde (Allemagne/Corée du Sud). 13:00: Le déjeuner est servi. Rendez-vous est donné dans un des deux restaurants du bateau, le «Bahia». Le service est impeccable, la cuisine raffinée et l'accueil du personnel irréprochable. L'après-midi, les plus paresseux iront dans leurs cabines pour une sieste. D'autres se dirigeront vers le cinéma. A 15 heures trente, tous les jours, la salle de cinéma du bateau diffuse un film. Pour trois euros, voilà de quoi passer un après-midi agréable. Le cinéma sert aussi de salle de conférences. Il a une capacité d'accueil de 100 personnes. Pour les enfants et adolescents, une salle de jeux électroniques est disponible. Côté shopping, le bateau abrite deux boutiques hors taxe. L'occasion de faire quelques cadeaux pour la famille et les amis.Les premiers malaises commencent à se faire sentir. Normal, la houle fait légèrement tanguer le bateau. A l'infirmerie, le médecin distribue des comprimés aux passagers qui ont le mal de mer.Le crépuscule est romantique à bord. Les vagues, la mer, le ciel étoilé, un léger vent bienfaisant: La sensation est agréable sur la passerelle. «J'aimerais ne plus revenir sur la Terre ferme», avoue, l'oeil brillant, un passager. Maintenant, il fait nuit noire et il commence à faire vraiment froid. Le moment est venu de rentrer. Après une bonne douche, les passagers se préparent pour le dîner et la soirée dansante. Les messieurs enfilent des costumes élégants et les femmes leurs robes de soirée. La «fiesta» commence par un spectacle de danse orientale au salon-bar «Mamounia». Un chanteur italo-américain poursuit avec des rock and rolls et des salsas: Les amateurs de danses sont servis. Enfin, un groupe de chanteurs marocains reprennent les meilleurs morceaux de Oum Keltoum ou encore, Mohammed Abdelouhab. Tard dans la soirée, les invités du Marrakech, fatigués mais contents, regagnent leurs cabines, pour une bonne nuit de sommeil réparatrice. Mercredi 26 juin, 11 heures: La croisière est rythmée par la demi-finale de la Coupe du Monde (Turquie-Brésil). Nous nous regroupons tous en face de la télévision. De nouveau, le restaurant nous accueille pour le déjeuner. Le service est tout aussi impeccable. Juste après, les hommes sont conviés à une séance de tirs au pigeon sur le pont extérieur. Les femmes, elles, ont droit à un cours de danse orientale, donné par la jeune danseuse italienne, qu'elles ont déjà pu admirer la veille. C'est aussi le moment de choisir des chansons pour la séance de karaoké prévue pour animer la soirée. La deuxième et dernière soirée sur le car-ferry se déroule tout aussi agréablement que la précédente. La croisière tire à sa fin.Jeudi dans la matinée, le Marrakech s'approche lentement du port de Tanger, que nous apercevons de loin à partir de la passerelle. C'est déjà avec regret et beaucoup de nostalgie que nous nous apprêtons à quitter le bateau.


Pourquoi une ligne Gênes-Tanger?

L'idée d'ouvrir une ligne Gênes-Tanger a germé il y a une dizaine d'années. «Nous nous sommes décidés à l'ouvrir cette année seulement parce que nous avons senti que la demande était suffisamment importante pour justifier l'investissement. Le coeur de cible est constitué presque essentiellement de MRE», affirme Taoufik Ibrahimi, PDG de la Comanav, lors d'un point de presse donné à bord. C'est une ligne qui pourrait être maintenue toute l'année si les taux d'occupation atteignent les niveaux escomptés. En fait, pour les six mois restants de l'année, la compagnie espère transporter 13.640 passagers et 6.404 voitures. Pour rentabiliser cette traversée, Comanav Voyages (filiale de la compagnie) lance aussi des packages (séjours croisières) comportant 4 nuits en bateau et six nuits en Italie, à partir de 5.750 DH TTC (voir notre dossier tourisme du vendredi 28 juin 2002 sur leconomiste.com). Pour les Italiens qui voudraient visiter le Maroc, la Comanav Voyages est en train de développer des offres spécifiques avec séjours et visite des villes impériales et fortifiées. --------------------------------------------------------------------------------(1) Pour les MRE, les tarifs aller-retour commencent à 2.480 DH par personne.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc