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Travail des enfants: Des chiffres toujours préoccupants

Par L'Economiste | Edition N°:1655 Le 04/12/2003 | Partager

. Près de 1,5 million d'enfants âgés de moins de 15 ans sont concernés. Pauvreté, échec scolaire et dislocation familiale sont les trois causes du phénomène Le Maroc continue de traîner le boulet du travail des enfants. La question a même été abordée dans le cadre des négociations pour la ZLE avec les Etats-Unis. Selon les dernières statistiques, ce sont près de 1,5 million d'enfants de 15 ans qui travaillent. D'après une enquête réalisée par le ministère de l'Emploi en collaboration avec le programme international pour l'abolition du travail des enfants (IPEC), le phénomène est répandu essentiellement dans les milieux pauvres, dans les zones rurales et dans les grandes agglomérations urbaines. A l'évidence, les trois causes principales du travail des enfants restent la pauvreté, l'échec et les déperditions scolaires ainsi que la dislocation familiale. Mais c'est surtout le déficit en scolarisation qui reste la principale cause du problème : 80% de ces enfants sont en effet non scolarisés. En outre, il n'existe pas de programme spécifique de lutte contre la déperdition scolaire. La pauvreté est également un facteur d'importance qui pousse des enfants en bas âge dans le monde du travail. 96% sont issus de familles nécessiteuses. Et comme si le travail ne suffit pas, l'exploitation dans ses pires formes rend la situation encore plus alarmante. Plus de 50% travaillent plus de 50 heures par semaine, subissant des pressions et des discriminations verbales ou physiques et près de 60% sont exposés à des maladies ou à des accidents graves. C'est certainement cette situation préoccupante qui a conduit le Maroc à prendre le taureau par les cornes par l'harmonisation de la législation nationale avec les principes des conventions en la matière ratifiées par le Royaume. Le nouveau code de travail a relevé l'âge minimum d'admission au travail de 12 à 15 ans. De même que les travaux dangereux ont été interdits pour les enfants âgés de moins de 18 ans. Mais le plus important, reste le renforcement des sanctions pénales en cas de violation des dispositions légales. Les infractions sont passibles désormais d'amendes pouvant atteindre 10.000 DH et trois mois d'emprisonnement.Plusieurs secteurs emploient de la main-d'oeuvre enfantine. L'agriculture vient en tête du peloton avec près de 80%. Ce sont souvent de petits bergers, des enfants chargés de l'entretien des écuries, du port d'eau ou travaillant sur des machines à traction animale et manipulant des produits dangereux. D'autres secteurs emploient exclusivement des fillettes et plus particulièrement celles de moins de 12 ans: la tapisserie, la confection et le textile ainsi que le service domestique et activités marginales. Le travail des métaux comme la tôlerie, la soudure et la ferraille, les garages et l'artisanat (bois, cuir et poterie) emploient en revanche des garçons. Le plan national d'action sur le travail des enfants donne la priorité aux enfants les plus vulnérables et se trouvant dans les situations les plus dangereuses, en particulier les enfants âgés de moins de 12 ans et les fillettes. Il a pour objectif d'abord l'arrêt immédiat des pires formes de travail des enfants, à savoir les travaux susceptibles de compromettre la santé, la sécurité et la moralité des enfants.L'abolition du travail des enfants dans les activités les plus dangereuses est une bonne chose mais encore faut-il offrir à ces derniers et à leurs familles des alternatives viables. C'est l'objectif du plan d'action qui vise aussi à prévenir l'emploi précoce des enfants et l'amélioration de leurs conditions de travail comme première étape avant l'interdiction de les faire travailler.Avec près de 1,5 million d'enfants au travail, le chemin à parcourir est encore long.


Coopération

Le programme IPEC/Maroc a démarré officiellement en juin 2001. Soutenu financièrement par la France et la Belgique, il a permis le retrait du travail de 1.310 enfants et l'amélioration des conditions de vie et de travail de plus de 2300. La coopération avec les Etats-Unis a également donné ses fruits avec la signature d'un protocole d'accord ave le ministère du Travail américain en vue d'adhérer au programme «Initiative Education» pour une enveloppe de 3 millions de dollars. Une subvention de 2 millions de dollars a été également accordée en février 2003 par le gouvernement américain pour l'élargissement des zones d'intervention du programme IPEC/Maroc aux zones rurales. Noureddine FASSI

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