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Economie

Transport maritime : La Comanav sort d'une zone de turbulences

Par L'Economiste | Edition N°:253 Le 07/11/1996 | Partager

Restructuration, réorganisation, redressement: depuis 2 ans, la Comanav s'attelle à mettre l'entreprise aux standards internationaux. La privatisation de la compagnie est inscrite dans la stratégie gouvernementale.

Productivité, performance, qualité... la Comanav se met à niveau.
«Nous serons l'armement pilote», affirme M. M'Hammed Benharouga, président-directeur général de la Compagnie Marocaine de Navigation (Comanav).
La Comanav, qui «était un ensemble de sociétés dans une société, avec une gestion administrative pesante», adopte des méthodes de gestion privée: mise en place de directions par objectifs, évaluation des résultats par les performances individuelles...
De 1989 à 1993, la situation de la compagnie était «franchement critique», reconnaît M. Benharouga. Le déficit était important, aggravé par une trésorerie négative. Aussi, un audit externe à 3 dimensions (organisationnel et financier, des navires et du parc conteneurs) a été lancé, à l'initiative de la Comanav, en 1995. Il s'agissait d'établir un véritable état des lieux. Le cabinet auditeur (Arthur Andersen) avait conclu à l'époque à de grands dysfonctionnements au sein de l'entreprise, tant au niveau de la gestion qu'au niveau de l'organisation proprement dite (absence de coordination entre les services et un effectif pléthorique).
A partir de là, l'entreprise devait entamer sa politique de redressement. Un balayage a été opéré sur toute l'activité de la compagnie. Chaque fonction est décortiquée, définie, formalisée et évaluée. Des groupes de travail sont créés au sein de chaque Division. L'architecture du nouveau management est basée sur un système d'information et de contrôle efficace et d'audit interne. Un programme d'action et un tableau de bord sont établis pour chacune des activités. La phase de restructuration est maintenant achevée et les procédures opérationnelles précisant les champs d'action sont mises en oeuvre et «protègent la Compagnie».

Achat de 2 porte-conteneurs


Parallèlement au plan de redressement, la stratégie de développement de l'entreprise a été redéfinie et approuvée en novembre 1995 par le Conseil d'administration. Elle a abouti à la mise en place d'un plan d'équipement étalé sur 3 ans. L'entreprise a conclu des contrats de construction de 2 porte-conteneurs en Espagne. Le 1er sera livré fin 1997 et le second début 1998.
Côté résultats, à l'exclusion de la plus-value réalisée par la vente d'un navire en 1994, l'exploitation de l'exercice 1995 a dégagé un résultat bénéficiaire, après un résultat négatif en 1994, marquant un saut de 77 millions de DH. Pour l'année 1996, le chiffre d'affaires est prévu en hausse de plus de 35 millions de DH. Les charges variables compressibles ont été maîtrisées et sont en baisse de 9%. Il est prévu un résultat bénéficiaire aussi performant que celui de 1995. En effet, sur la base des 9 premiers mois de l'année 1996, le tonnage global transporté en 1996 devrait augmenter de près de 20, voire 25%.
Cette évolution ne tient pas compte du transport d'eau douce entre Jorf et Tanger en 1995.
Ainsi, la compagnie va pour la seconde année consécutive consolider son bilan en améliorant de plus de 10% sa situation nette.
Avec ses 15 navires, la Comanav contrôle 33% du trafic assuré par les armateurs marocains et revendique plus de 60% du trafic des lignes régulières.
Comme les autres compagnies maritimes, elle subit de plein fouet la concurrence internationale. Pour M. Benharouga, «le transport maritime est ultra-libéralisé et profite surtout aux flottes étrangères. En effet, ces flottes arborent des pavillons économiques et nous livrent une concurrence déloyale», puisqu'avantagées par un écart de 20% dans les charges et par un effectif réduit.
Le projet de privatisation de la COMANAV est inscrit dans la stratégie gouvernementale. «La Comanav est une société anonyme dont les 2/3 du capital appartiennent au Trésor public», explique M. Benharouga, sans s'impliquer dans le volet privatisation qui dépend de la stratégie du gouvernement. «L'entreprise n'a pas de position monopolistique, puisque 88% du marché est contrôlé par la flotte étrangère. Elle réalise son redressement par ses moyens propres et sans aucun soutien ni aide de l'Etat».
Il ajoute: «La compagnie a démontré son rôle stratégique lors de la fermeture des ports espagnols au transit des produits marocains».

Fatima MOSSADEQ

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