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    SITEC 93: diversification et partenariat pour le secteur du cuir

    Par L'Economiste | Edition N°:54 Le 19/11/1992 | Partager

    La seconde édition du SITEC 93 se déroulera en Février. Pour atteindre les objectifs assignés, des campagnes de promotion sur les marchés cibles ont été lancées.

    Placé sous le thème de partenariat dans les industries du cuir, le Salon International du cuir (SITEC) se tiendra les 11, 12 et 13 Février 1993 au Hyatt Regency de Casablanca.
    "Nous avons délibérément gardé le thème de partenariat, car nous sommes persuadés, de par notre situation géographique et nos atouts, que nous devons jouer cette carte en nous préparant pour être d'éventuels partenaires aux sociétés qui désirent se délocaliser", explique M. Driss Jettou, Président de la FEDIC (Fédération Marocaine des Industries du Cuir).
    Organisé par la FEDIC, en collaboration avec le CMPE, le SITEC 93 a pour objectifs d'augmenter les exportations marocaines par la diversification des marchés et d'augmenter l'offre marocaine par l'encouragement des projets de partenariat, la restructuration des entreprises du secteur et la modernisation de l'appareil productif.
    Ce deuxième salon, ouvert uniquement aux professionnels, regroupera les secteurs de la chaussure et tiges, du vêtement en cuir, de la maroquinerie, articles de voyage, peausserie, et cette année les fabricants et les distributeurs des accessoires, fournitures et composants.
    Abritant environ 140 stands (+235% par rapport au SITEC 92), le salon se tiendra dans le Grand Forum, sur la piscine vidée et exploitée et sur le parking de l'hôtel sur une superficie de 1.870m2 (+233%). Les stands prévisionnels pour les étrangers (France, Espagne, Italie et Portugal) sont au nombre de 38, soit 27% du total des stands.
    Durant les trois jours, le programme sera composé de rencontres, de conférences, de visites d'entreprises marocaines et de deux défilés par jour.
    Le SITEC 92 a accueilli environ 300 visiteurs de pays européens et 500 de pays arabes, les organisateurs tablent sur le double pour cette seconde édition.

    Cibler des marchés

    En effet, une vaste opération de promotion a été engagée par le Comité organisateur afin de cibler un certain nombre de marchés. Le but est d'établir des contacts et de toucher le maximum de visiteurs pour le salon. Cette promotion est orientée vers deux cibles, les centrales d'achat (Espagne, France, Suède, Allemagne, Italie et Angleterre) et la presse étrangère. Un certain nombre de journalistes étrangers ont programmé des dossiers spéciaux sur le secteur du cuir au Maroc. Ils seront invités avant le salon pour mettre au point ces dossiers avec les professionnels. Il s'agit notamment des revues françaises "Chausser", "Fourrure et Cuir", la revue espagnole "La Piel" et la revue allemande "Schuhmarki", Journal Officiel de la Fédération des Syndicats de Détaillants en Chaussures.
    Des missions de partenariat ont également été dirigées vers les associations professionnelles françaises, espagnoles et italiennes de la chaussure, du vêtement en cuir et de la maroquinerie. Pour la France seule, près de 14 Chambres syndicales régionales de la chaussure ont été contactées. Les entretiens ont porté sur les avantages du Maroc pour les donneurs d'ordres en matière de sous-traitance et pour les partenaires en matière d'investissement.
    Actuellement, la tendance est à la délocalisation, et les entreprises étrangères sont à la recherche d'opportunités. Dans ce cadre, les atouts du Maroc sont sa situation géographique, les mesures incitatives à l'investissement et aux exportations, les facteurs de production, ainsi qu'une main-d'oeuvre "habile et ayant une longue tradition avec le cuir", souligne M. Jettou.
    "L'action de notre Association, ajoute t-il, est orientée vers les pouvoirs publics, afin de les inciter à mettre à la disposition des industriels des zones équipées, des financements adéquats et bon marché et de donner la priorité à la formation professionnelle. De plus, nous demandons à nos membres de s'équiper en matériel moderne et de réfléchir en termes de productivité et de qualité".

    A cet effet, les membres du bureau de la FEDIC ont exposé le 29 Octobre 1992 au ministre du Commerce, de l'Industrie et de la Privatisation la situation et les problèmes des différentes branches de leur secteur (fiscalité lourde pour l'industrie du cuir, préfinancement des exportations, lutte contre la contrefaçon des marques...). A l'issue des débats, il a été décidé de lancer une étude sur les branches du secteur, pour éventuellement, préparer un "plan cuir".
    Par ailleurs, selon les membres organisateurs du salon, et après le succès du premier SITEC, les exposants marocains doivent assurer une présence de décideurs sur les stands. Ils doivent être prêts à répondre en terme de qualité, de prix, de coût de facteurs. Vu le temps qui leur est imparti, les industriels marocains devraient disposer d'arguments solides à même de réduire la durée des négociations. "Le Maroc doit jouer la carte du haut et moyen gamme, de la qualité et de la rapidité dans les livraisons", conclut M. Jettou.

    15.000 employés

    Actuellement, les industries du cuir au Maroc, qui regroupent environ 324 unités, emploient près de 15.663 personnes et ont réalisé en 1990 une production de 2,2 milliards de DH, soit 2% de la valeur générée par l'ensemble des industries de transformation. Cette production est répartie entre la chaussure, principale branche du secteur (45%), les tanneries mégisserie (32%), les vêtements, maroquinerie et bagagerie (21%) et succédanés du cuir (2%). Profitant des atouts que représente le secteur du cuir au Maroc (abondance de la main-d'oeuvre, qualité du cuir, équipement moderne...), certaines grandes marques internationales sous-traitent leur production au Maroc. Il s'agit notamment de Adidas, Kickers, Baby Botte, Puma, Cardin, Hermes...
    En 1990, les investissements du secteur ont atteint 67 millions de DH, enregistrant une augmentation annuelle moyenne de 14,5 % depuis 1983.

    Les exportations, de leur côté, se sont développées de manière régulière depuis 1983, et ont enregistré une augmentation continue durant la période 1986-1991, passant de 800 millions de DH à 1,3 milliard de DH, soit une progression annuelle de 12%.
    En 1991, les exportations des chaussures ont atteint 707 millions de DH, les vêtements en cuir 334 millions, la maroquinerie et bagagerie 153 millions et les cuirs et les peaux 71 millions. Ces exportations qui représentent 3,4% du total des exportations du Maroc sont principalement destinées aux marchés français, qui reste le client le plus important, espagnol, libyen, italien, américain, anglais...
    L'année 1992, selon les professionnels, a été une année très difficile pour le secteur. La production, affectée par la mauvaise passe de l'économie marocaine, a accusé une baisse. A fin Juillet 1992, selon les statistiques de Bank Al Maghrib, la branche chaussure a connu une baisse de -20%.
    Au niveau de l'export, la fermuture du marché irakien a entraîné cette année celle du marché libyen. Toutefois, ces disparitions sont plus ou moins compensées par l'apparition du marché italien qui cherche à se délocaliser face aux problèmes de la Yougoslavie, son principal sous-traitant.

    M. O.

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