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Sidi Rahal rêve d’une vraie station balnéaire

Par L'Economiste | Edition N°:1558 Le 10/07/2003 | Partager

. Située à une demi-heure de Casablanca, la commune rurale veut devenir un pôle de loisirs . Les autorités font de la transparence et de la disponibilité foncière deux arguments marketing. Reste à réussir la restructuration de la cité et la résorption d’une vaste zone de bidonvilles Le lieu est très prisé des Casablancais qui le prennent d’assaut pendant les vacances et les week-ends. Entre 80 et 90% des touristes viennent de la métropole économique avec un taux de retour de l’ordre de 65%, selon les responsables. C’est sur cette base de fidèles qu’ils veulent s’appuyer pour transformer Sidi Rahal en une vraie référence sur la carte des stations balnéaires. Pas loin de là, à El Jadida, elle doit composer avec la concurrence d’une des stations du plan Azur, qui bénéficiera, elle, d’un paquet d’incitations.Au bord de la mer, le site abrite déjà une ribambelle de résidences secondaires, propriétés de touristes nantis provenant de Casablanca et tente de résister à la concurrence de Dar Bouazza, autre lieu de villégiature des Casablancais. Mais malgré son climat très doux et sa plage, il en faudra plus à Sidi Rahal pour réaliser son ambition de devenir une référence des stations balnéaires. Les autorités semblent avoir pris la mesure de handicaps de leur localité. D’abord l’accessibilité par Casablanca d’où viennent la plupart des touristes qui visitent la commune rurale. La route côtière qui mène vers Sidi Rahal avec son unique voie est aujourd’hui un véritable obstacle au développement touristique de cette station, constate le directeur du CRI. Son dédoublement est d’une urgence absolue, poursuit-il. La réflexion sur le projet serait avancée et Rabat (au niveau des services centraux des administrations concernées) a demandé une étude technique.Ensuite, il va sans dire que l’attraction de Sidi Rahal dépendra fondamentalement du reingineering global de son environnement. De manière presque spontanée et grâce à son littoral, la commune a attiré quelques gros investissements touristiques, dont le complexe résidentiel Alcazaba réalisé par le groupe britannique Benisha Developments. Les autorités de la région veulent consolider ce positionnement de pôle de loisirs en misant sur le littoral.Pour cela, elles misent entre autres sur la diligence et la transparence dans les procédures administratives dans les dossiers d’investissement. C’est ainsi que sur la complexe et sensible question de l’occupation temporaire du littoral pas d’ailleurs résolue dans beaucoup de villes côtières au Maroc, les autorités ont opté pour un cahier des charges destiné aux investisseurs. Le procédé a l’avantage d’introduire la transparence vis-à-vis des promoteurs en leur évitant d’être à la merci de circuits administratifs parallèles «pour faire avancer le traitement de leur dossier». Pour ce qui concerne l’immobilier, la région a par ailleurs innové en créant une formule de «guichet unique» spécialisé dans tout ce qui touche l’urbanisme. Son ouverture est prévue le 14 juillet pour Settat dans un premier temps, en attendant l’extension pour le reste des provinces. L’idée de permettre aux promoteurs de réaliser toutes leurs formalités dans un bureau plutôt que de s’éparpiller dans plusieurs administrations. Les opérateurs ne le savent que trop bien: la multiplication d’interlocuteurs peut parfois signifier aussi autant de «gestes gentils» pour faire accélérer le traitement du dossier. C’est un exemple dont peut s’inspirer les autres régions.Par ailleurs, un vaste programme de restructuration est lancé en parallèle avec la mise à jour du schéma directeur de l’urbanisme, confie le directeur de l’Agence urbaine de Settat, Saïd Zniber. Au coeur de ce dispositif figure le gigantesque projet de résorption de l’habitat insalubre et des bidonvilles. La tâche s’annonce plutôt titanesque. Mais cela n’a pas l’air d’entamer l’enthousiasme ni la détermination des responsables de la région. Ces derniers veulent surtout éviter de tomber dans le piège d’ériger un ghetto des riches dans la zone proche de la mer qui abrite les résidences secondaires. A. S.

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