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Settat postule au rang de plate-forme logistique

Par L'Economiste | Edition N°:1558 Le 10/07/2003 | Partager

. Profiter de l'engorgement de Casablanca pour acheminer les marchandises vers le sud du pays. Des PME, condamnées dans la zone industrielle, relancées après reprise par de nouveaux promoteursExcepté la forte présence industrielle de l'OCP à Khouribga, Settat apparaît comme le coeur économique de la région de la Chaouia-Ouardigha qui comprend aussi dans ses frontières administratives, Khouribga et Benslimane. Pour ceux qui ne le savaient pas, Bouznika relève aussi du périmètre de cette région. Celle-ci possède par ailleurs une ouverture sur l'Atlantique, la bande de Sidi Rahal située à une demi-heure de Casablanca. En empruntant la route côtière, cette bourgade se trouve juste après Tamaris (voir article ci-dessous). Si Settat vit dans l'ombre de l'ogre casablancais, elle n'entend pas se contenter de sa position d'éternel second. L'approfondissement de la régionalisation s'accompagnera d'une compétition encore plus marquée qu'aujourd'hui entre les provinces. La ville affiche des ambitions dont celle de devenir «une plaque tournante pour la réception, le dépôt et le stockage des conteneurs à destination du sud du Royaume dont Marrakech». Il s'agit de transformer l'avantage comparatif de la proximité de Casablanca en un avantage compétitif.L'atout numéro un de la région de la Chaouia est bien entendu l'agriculture. Mais depuis le début des années 1980, Settat grâce au plan d'aménagement des zones industrielles est devenue aussi une ville industrielle, la troisième au niveau national. Elle a, il est vrai, largement bénéficié des largesses du code des investissements industriels qui l'avait placée dans la zone IV, celle qui ouvrait droit au maximum d'avantages fiscaux. Beaucoup de stars de l'industrie marocaine ont d'ailleurs élu domicile dans la ville: Settavex, Indusalim, Roca, Schneider, Union Céram, etc. Avec la fin de la générosité du code d'investissement, il fallait donc trouver d'autres arguments pour attirer les investisseurs. Settat et toute la région misent avant tout sur leur proximité de Casablanca (l'autoroute aura sur ce point résolu bien des choses) mais aussi sur les immenses disponibilités foncières à prix compétitif, insiste le directeur du CRI de la Chaouia-Ouardigha, Jelloul Samsseme.. Préserver le potentiel existantMais la compétition avec le puissant voisin casablancais est féroce. Au centre régional d'investissement, on déploie d'ailleurs toute son énergie pour préserver la base industrielle de la région. Selon le cahier des charges de ces centres, ils doivent non seulement accompagner la création des entreprises mais de maintenir, autant que faire se peut, le potentiel existant. Sur la zone industrielle de Settat, le centre a mis en place un système de veille qui consiste à suivre à travers des indicateurs de performance externes, la situation économique des entreprises. L'objectif est d'anticiper le cas échéant, par des signes avant-courreurs des solutions de sauvetage ou de soulagement. Il peut s'agir d'un réaménagement des échéances fiscales ou du paiement des créances sociales, après négociations avec l'administration fiscale et la Caisse nationale de sécurité sociale, explique Jelloul Samsseme. Le Fisc comme la CNSS se montrent très coopératifs dans cette démarche, souligne le jeune patron du CRI de la Chaouia «car au final, l'essentiel est de permettre à ces entreprises de redevenir solvables et d'honorer leurs engagements». C'est un partenariat win-win, ajoute-t-il.Pour les entreprises qui sont dans une situation très grave, c'est-à-dire, presque cliniquement mortes, les équipes du CRI s'activent à démarcher de possibles investisseurs, qui pourraient soit relancer la société, soit l'acquérir. C'est cela aussi la bataille de l'emploi sur laquelle sera évaluée l'action des centres régionaux d'investissement. L'exercice suppose aussi d'emporter l'adhésion de différents créanciers au schéma envisagé. Pour l'instant, le CRI de la Chaouia peut se vanter d'avoir contribué à la résurrection de deux unités pratiquement condamnées dans la zone industrielle de Settat. La première, une PME de fonderie dont les actifs ont été repris par un groupe de promoteurs privés qui vont la transformer en unité d'embouteillage de vin destiné à l'exportation. Les premiers cartons devraient être expédiés à l'automne prochain. La deuxième unité, il s'agit d'une minoterie-semoulerie à l'arrêt pendant un an et qui va être relancée par l'apport en argent frais d'un investisseur. Pour démarrer, le centre est parti sur une base de données d'une quarantaine de firmes qui sont aujourd'hui en veilleuse pour diverses raisons. Il s'agit d'une population de sociétés qui sont soit en situation de cessation de paiement et donc sous le coup du chapitre V du code de commerce, soit de fait, en situation de dépôt de bilan, voire pour certaines, en liquidation.Abashi SHAMAMBA

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