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Skhirat: La pollution aux hydrocarbures entièrement cernée

Par L'Economiste | Edition N°:1558 Le 10/07/2003 | Partager

. Suite à l’incendie du pipeline reliant la Samir à Sidi-Kacem. Plus de 8.550 m3 d’eau et d’hydrocarbures ont été pompés La zone polluée dans la région Skhirat-Témara (sud de Rabat) vient d’être délimitée. Les experts français qui se sont penchés sur le problème en juin dernier ont rendu leur rapport. Ils estiment à 11.500 m2 les territoires pollués (dont 1.500 m2 dans une zone de lotissement et 10.000 m2 dans la zone de la gare) suite à la fuite des hydrocarbures. Selon ces experts, plus de 1.000 m3 d’hydrocarbures sont infiltrés dans les égouts et les eaux souterraines. Il convient de rappeler à ce sujet que cette zone a été contaminée à cause de l’incendie du pipeline reliant la Samir à la raffinerie de Sidi-Kacem le 26 novembre 2002 (www.leconomiste.com). Suite à cette affaire, une étude a été commandée par le secrétariat d’Etat chargé de l’Environnement, en collaboration avec les services de la préfecture Skhirat-Témara, afin de délimiter les territoires touchés. Le rapport de synthèse de l’étude précise que les opérations de pompage des liquides se poursuivent et ce, afin «d’éliminer tout risque d’infiltration dans les ouvrages souterrains (égouts, nappe phréatique)».Déjà en avril dernier, le programme des Nations unies pour l’environnement avait initié une expertise sur l’impact de cet incendie sur l’environnement de la zone précitée. . Dispositif sécuritaireCette expertise avait recommandé de prendre des mesures urgentes devant le risque potentiel qui menace la sécurité de la ville de Skhirat. Ces mesures devraient normalement se traduire par un dispositif permanent de sécurité pour surveiller et protéger la population locale. D’autres dispositions portent sur l’aération du réseau d’assainissement et des eaux pluviales, dans la sensibilisation de la population et l’interdiction de l’utilisation des puits des particuliers contaminés par les hydrocarbures. Un responsable de la préfecture de Skhirat-Témara a confié à L’Economiste que la situation a été «bien maîtrisée depuis le fameux incendie», plusieurs mesures ont été prises suivant les différentes études qui ont été réalisées. «D’une part, le curage des puits contaminés est en train d’être finalisé. D’autre part, et grâce à la station d’épuration, il y aura un refoulement automatique des eaux usées», ajoute-t-il. Jusqu’à ce jour, un volume de 8.550 m3 a été pompé. La cadence du pompage est maintenue à 400 m3 par semaine. Plusieurs actions ont donc été réalisées, mais il reste encore des choses à faire. «Malgré l’amélioration et la maîtrise de la situation, les interventions de dépollution menées sur le terrain actuellement, sur le plan hydrogéologie, ne permettent que la fixation de la dépollution par pompage», admettent les experts. En effet, il existe d’autres techniques qui peuvent accélérer le processus de dépollution. Ces techniques permettront de réduire le temps d’intervention en particulier: la biodégradation, l’aération du milieu saturé et non saturé. Dans la même optique, plus de 15 nouveaux forages ont été préconisés par les experts français. Ce même rapport précise néanmoins que les risques pour la santé humaine sont maîtrisés. Naoufal BELGHAZI

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