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Près de 30% des hôpitaux vieux d'un demi-siècle

Par L'Economiste | Edition N°:1558 Le 10/07/2003 | Partager

. Accès aux soins défaillants, infrastructures obsolètes, financements limités… les maux connus et reconnus de la Santé. Une stratégie 2003-2007 mise au point«Les besoins dépassent de loin les moyens et les infrastructures sont en deçà des ambitions«. Le constat est alarmant et connu depuis de nombreuses années. Aujourd'hui, le gouvernement veut faire de la Santé un domaine prioritaire et un des axes stratégiques de sa politique.C'est un remède de cheval dont a besoin aujourd'hui le secteur, où toute tentative de réanimation a échoué. L'équipe au pouvoir réussira-t-elle là où d'autres ont baissé les bras? En tout cas, le département de tutelle a concocté toute une stratégie (voir encadré) sur la période allant de 2003 à 2007.Pour Mohamed Cheikh Biadillah, ministre de la Santé, «sur le plan national, les défaillances se caractérisent par des écarts dans les indicateurs de la situation sanitaire«. Ces écarts sont plus exacerbés entre milieu urbain et rural et entre régions. Au sein d'une même ville, l'écart en matière de prestations sanitaires est énorme par rapport aux périphéries, où se développent davantage l'exclusion et les marges de pauvreté. Autre grand décalage, l'accès aux soins: «71% de la population urbaine y a accès contre 56% en milieu rural«, indique le ministre de la Santé.. MaintenanceLes financements du système sanitaire à leur tour restent très limités. «Les dépenses globales du système ne dépassent pas 4,5% du PIB«, a tenu à préciser Cheikh Biadillah. Selon lui, la moyenne par personne des dépenses sanitaires ne dépasse guère les 550 DH par an. En 2002, le budget du ministère tournait autour de 1,2% du PIB. Pour 2003, il représente 5,31% du budget global de l'Etat contre 7% durant les années 60, soit une moyenne de 172 DH par citoyen!Autre défaillance et non des moindres, l'obsolescence des équipements et centres hospitaliers. Près de 30% des hôpitaux ont une moyenne d'âge qui dépasse les 50 ans. Le tiers des équipements de l'Etat a plus de 10 ans. A cela s'ajoute l'absence de maintenance des équipements biomédicaux. Le constat est aussi alarmant pour les ressources humaines, particulièrement au niveau des médecins spécialistes et infirmiers (techniciens en radiologie, anesthésistes, laborantins…). Pour cette dernière catégorie, le manque est de l'ordre de 9.000 infirmiers. De plus, le système sanitaire souffre d'un arsenal juridique dépassé et de l'absence de réglementation de certaines disciplines.


Axes

La stratégie 2003-2007 s'articule autour de dix axes. Le premier volet concerne la régionalisation pour réhabiliter le système sanitaire dans un cadre de décentralisation. Sur ce point, les principes de la compétence, de la responsabilité et du contrôle seront les maîtres mots.La réhabilitation hospitalière, à travers la mise à niveau de la gestion et de l'amélioration de la qualité des prestations en milieu hospitalier, constitue le deuxième axe. Bien entendu, les ressources humaines en constitueront la base de toute cette réforme.Viennent ensuite le renforcement et l'accélération des programmes de prévention et de prise en charge des maladies chroniques (diabète, insuffisance rénale, psychiatrie, tension artérielle...).La coopération entre secteurs et formules de partenariat avec plus de coordination constitue également un axe stratégique pour cette vision globale. Pour sa part, l'amélioration des budgets octroyés figure également avec la rationalisation de la gestion des ressources. En outre, la stratégie vise à adopter une politique qui garantit la qualité des médicaments et à un coût raisonnable avec la préservation des acquis de l'industrie pharmaceutique.Autre point essentiel de la stratégie, l'optimisation d'opérations de maintenance des équipements techniques. Vient enfin le développement de la recherche scientifique, parent pauvre du secteur. Amin RBOUB

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