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Economie

Sécurité sanitaireLa conserverie végétale: Rien ne bouge encore

Par L'Economiste | Edition N°:1828 Le 09/08/2004 | Partager

. Depuis 10 ans, la branche n'arrive pas à décoller. L'indisponibilité des matières premières entrave l'évolution du secteur. Un potentiel de croissance existe, aussi faudrait-il l'encouragerLa situation actuelle de la filière de l'industrie de la conserve végétale est loin d'être reluisante. En effet, “depuis 10 ans, la production globale est quasi stagnante alors qu'un véritable potentiel de croissance aussi bien à l'interne qu'à l'export existe”, indique Abdelhak Bennani, directeur de la Fondation des industries des conserves des produits agricoles du Maroc (Ficopam). Aujourd'hui, toute la branche traîne des handicaps ayant trait notamment à ses origines. Du moins, c'est ce qui ressort d'une étude finalisée en mois de mai dernier par Euro Maroc Entreprise (EME). “La filière qui comptait, il y a à peine une dizaine d'années, parmi les plus dynamiques du tissu productif, croupit aujourd'hui dans le marasme total”, est-il indiqué. Les spécialistes pointent du doigt le problème des approvisionnements en matières premières en termes de quantité et de qualité. Selon l'étude, c'est au niveau de l'amont de la filière que les blocages sont devenus patents et structurels. Il s'agit essentiellement de la dépendance de la production, notamment arboricole (olives et abricots), des fluctuations climatiques. Ce qui induit automatiquement des variations excessives de rendement et de calibre d'une année à une autre.Par ailleurs, la production agricole stagne et les superficies plantées se réduisent, et ce en dépit de l'existence des plans nationaux de développement pour presque toutes les espèces végétales. Ceux-ci visent l'amélioration de la productivité du patrimoine existant mais aussi la création de nouvelles plantations. Selon les enquêteurs, ces plans ne font pas l'objet d'un suivi et n'ont pas donné jusqu'à présent les résultats escomptés.D'autre part, les facteurs de production sont également contraignants. D'abord, la main-d'oeuvre est relativement peu qualifiée et peu motivée et à partir de là, beaucoup moins productive. De plus, l'énergie constitue un handicap majeur de compétitivité, essentiellement pour les branches consommatrices d'énergie comme les surgelés et les déshydratés. “S'ajoutent une recherche agronomique insuffisante et un dispositif de contrôle officiel peu efficace”, est-il indiqué. Par ailleurs, l'étude réalisée par EME a pu identifier un potentiel réel de croissance aussi bien au niveau interne qu'externe. A l'origine, une multitude de facteurs favorables. Sur le plan national, il s'agit de l'extension des modes de vie urbains, du travail des femmes, le développement de la distribution moderne, des activités de restauration et du tourisme, ainsi que l'amélioration des conditions de stockage et de réfrigération.A l'international, la conclusion des accords de libre-échange facilite considérablement l'accès aux marchés européen et américain. Ce qui joue en faveur du développement de l'industrie de la conserve végétale.


Relance

En véritable potentiel de croissance de la filière existe. Toutefois, atteindre cet objectif suppose la mise en place d'un certain nombre de dispositions concernant autant les industriels que les agriculteurs et les pouvoirs publics. A cette fin, les analystes d'EME ont proposé une plate-forme de relance. Parmi les principales recommandations, la modernisation de l'amont de la filière visant la rationalisation des approvisionnements des matières premières. Pour cela, les professionnels sollicitent l'intervention de l'Etat. “L'Etat doit contribuer à la mise à niveau de l'agriculture pour en améliorer le rendement. Et les industriels arrivent de leur côté à produire plus et exporter plus puisque la demande ne fait pas défaut”, souligne Bennani.M. M.

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