×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Sapiama, filiale de groupe Al Baraka, s'attaque aux produits maraîchers

    Par L'Economiste | Edition N°:54 Le 19/11/1992 | Partager

    Sapiama, filiale du groupe Al Baraka, envisage de diversifier ses exportations. Après les fleurs coupées, elle s'attaque aux produits maraîchers vers l'Europe.

    La Société Arabe pour les Investissements Agricoles-Maroc (Sapiama), filiale du Groupe Al Baraka, envisage de réaliser ses premières exportations de primeurs au courant du mois de Décembre. Elles concernent une production de 1.300 tonnes de tomates, 350 de poivrons et 36 d'oignons. En dehors d'un écart de triage de l'ordre de 25 à 30%, toute la récolte est destinée au marché étranger, en particulier celui de la CEE. Les recettes prévisionnelles sont estimées à 11 millions de Dirhams, portant ainsi le chiffre d'affaires global de la présente campagne à 30 millions de Dirhams. Cette nouvelle orientation entraîne une remodélisation de la structure de ce chiffre d'affaires dont les deux tiers seront réalisés à l'exportation, contre un tiers lors de la précédente campagne.
    Outre des investissements additionnels d'un montant de 21 millions de Dirhams, cette diversification des exportations a nécessité la mise en oeuvre de 15 hectares réservés exclusivement au maraîchage. La superficie totale des terres cultivées est ainsi passée à 50 hectares, contre 25 pour la première campagne. Les investissements cumulés s'élèvent à 65 millions de Dirhams depuis la création de la société qui remonte à quatre années.

    Une année test

    Sapiama, dont le siège est installé à Agadir, a été fondée en 1988 avec un capital de 32 millions de Dirhams. Ce capital est constitué à hauteur de 95% par des capitaux étrangers dont plus de 70% appartiennent à la Société Arabe d'Investissements (filiale du groupe Al Baraka) basée à Bahrein. Le reste est la propriété de privés marocains.
    A l'origine, la société produisait seulement les fleurs coupées destinées à l'exportation et la banane écoulée en totalité sur le marché local. La surface destinée à cette culture est actuellement de 30 hectares, contre 20 pour la précédente campagne. En revanche, les rendements devraient connaître une régression, passant de 65 à 45 tonnes à l'hectare, en raison des conditions climatiques, expliquent les responsables de la société. D'ailleurs, ces rendements sont conformes à la moyenne nationale qui se situe dans une fourchette 40 à 45 tonnes à l'hectare, précisent-ils.
    La diversification des exportations et de la production constitue un test, souligne M. Abdelhafeiz M. Abdelsadig, Directeur Exécutif de la Société. L'extension de la surface réservée aux cultures maraîchères se fera sur la base d'un arbitrage en fonction des résultats réalisés pendant cette campagne. D'autres créneaux seront mis à l'essai si la nouvelle politique de production ne donne pas de satisfaction. Le maraîchage permet toutefois d'avoir une vision plus précise du marché étranger, soulignent les dirigeants de Sapiama. Ils se disent par ailleurs conscients des difficultés qui les attendent, notamment avec la concurrence de la tomate espagnole, laquelle sera fortement présente sur les marchés français et hollandais.

    Casser les préjugés

    Toutefois, l'exportation de la fleur a déjà été une bonne expérience, malgré un marché très complexe et des coûts de transport très élevés. "Avec le maraîchage, l'objectif est de casser les préjugés relatifs aux produits agricoles marocains, soulignent les responsables de la Sapiama. Nous sommes en mesure de produire la même qualité ou mieux que n'importe quel pays européen", affirment-ils. Pour ce faire, des moyens humains et matériels qu'ils qualifient d'importants sont mis en oeuvre. La société emploie 300 à 350 personnes dans la production. Le personnel est encadré par une équipe de cadres. Des techniques et formes de cultures hors-sol (assistées par ordinateurs) ont été introduites. Le filtrage, l'irrigation, le chauffage, l'ouverture et la fermeture des serres sont effectués de manière automatique, "en vue de se démarquer des autres producteurs et d'assurer une très bonne qualité de production", explique M. Abdelsadig. Du point de vue de la gestion, la société a déjà mis en application le nouveau plan comptable marocain. Cependant, "rien n'est à portée de main", concède la même source. Le marché de l'exportation est devenu un véritable "calvaire" d'autant que les efforts des producteurs profitent aux importateurs qui exploitent à leur guise la situation concurrentielle du marché, poursuit-elle. La courte période de commercialisation devrait être compensée par des prix encourageants, souhaite le Directeur Exécutif de la Sapiama, société qui aborde une phase de mutation au moment ou le principal marché, celui de la CEE, devient de plus en plus difficile d'accès, en particulier pour les produits agricoles. Mais pour l'instant, les perspectives sont bonnes, affirment ses dirigeants.

    Alié Dior NDOUR

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc