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Retro 2003
Transport: Les grandes mutations du secteur

Par L'Economiste | Edition N°:1674 Le 31/12/2003 | Partager

. Une politique intermodale pour accompagner le décollage économique. 2003-2004, l'année des grands chantiers dans l'aérien, le ferroviaire, le maritime et le routierC'est à une véritable révolution avec des ambitions de décollage de l'économie globale, que s'attelle le secteur du transport. Et c'est la raison pour laquelle les pouvoirs publics ont tenu à fusionner transport et équipement au sein d'un même département. La nouvelle politique prône le passage d'une logique de bâtisseur et de travaux publics à une vocation de promotion et développement économique. Objectif: fédérer le maximum de synergies dans un secteur qui constitue la colonne vertébrale de la productivité, le tourisme, la compétitivité et l'attractivité économique.Car, entendons-nous bien, au-delà de l'argument de proximité avec l'Europe, la compétitivité est évaluée en termes d'infrastructures routières et aéroportuaires, l'état des voiries, la voie ferrée, la logistique… Tout ce qui permet d'optimiser la gestion du temps: “Time is money”, répètent les économistes. Dans un esprit de démantèlement tarifaire et d'ouverture des frontières, le développement du transport constituera une liaison avec le vieux continent. La nouvelle vision du département de Karim Ghellab privilégie la notion d'intermodalité. En termes clairs, une politique de décloisonnement entre le transport, la logistique et les équipements. Car en fait, tout est lié. L'exemple le plus édifiant reste le rapport du transport avec le tourisme et l'économie en général. D'autant plus que la stratégie en matière de tourisme table sur 10 millions de touristes à l'horizon 2010.La connexion des ports à la voie ferrée devra pallier ce déficit et optimiser le trafic de minerais. Il en est de même pour le transport des passagers. Le port de Nador reste un cas d'école dans ce sens. Auparavant, l'absence de lien direct entre le ministère des Transports et celui de l'Equipement entravait ce genre de synergies. Sur la même lancée, le passage de l'ONCF au statut d'entreprise privée devrait accompagner cette mesure. L'objectif est d'offrir un “produit très compétitif par rapport aux autres moyens de transport”, souligne-t-on à l'Office. Un ambitieux programme d'investissement est en cours. D'une enveloppe de 5,6 milliards de DH, les investissements visent l'achat de nouvelles rames ainsi que l'aménagement de plusieurs gares. Sur le volet routier, la libéralisation du transport routier, enclenchée en mars dernier, a été suivie par des mesures d'accompagnement. Un moyen d'assainir l'activité et l'orienter vers plus de professionnalisme et de sécurité. Dans le même esprit, les petits camionneurs devront bénéficier de subventions pour renouveler ou mettre à niveau leurs véhicules. Il n'empêche que des poches de résistance se sont érigées contre ce nouvel état d'esprit prônant la réglementation. En témoigne la série noire de la grève des routiers en juillet dernier. Un bras de fer avait opposé le ministère et les transporteurs quant à leur régularisation, à savoir l'identification en tant que professionnels. Pour rappel, la nouvelle loi astreint les camions de 8 tonnes à se faire enregistrer auprès des délégations du département de tutelle. Une opération qui nécessite un numéro de patente et un registre de commerce. Situation qui laisse sceptiques des camionneurs. Ils y voient un moyen sournois de taxation et d'exposition au Fisc. Toutefois, l'assiette fiscale reste alléchante. Ainsi, dès l'année prochaine, l'informel est condamné à battre en retraite. Pour le moment, plusieurs transporteurs vont essayer de contourner les nouvelles dispositions. Ils présument que les autorités les attendent au tournant pour les faire passer à la caisse.Le maritime connaîtra à son tour une nouvelle dynamique qui se traduira par un développement important lié au trafic avec la diversification des intervenants dans la gestion et l'exploitation des ports. Un projet ambitieux de mise à niveau a été amorcé par le département de tutelle. Mais là encore, le Maroc dispose d'une flotte vétuste. Plus de 50 navires marocains ont une moyenne d'âge qui varie entre 17 et 19 ans. Des rafiots auxquels il sera difficile d'accéder à certains ports européens. Le naufrage du Prestige en Galicie est encore présent dans les mémoires.Au niveau de l'aérien, la libéralisation fait beaucoup d'émules. L'objectif des autorités est de développer significativement les dessertes aériennes dans une logique de promotion des destinations touristiques. Plusieurs destinations devront être ouvertes aux compagnies étrangères (Fès, Tanger, Agadir, Marrakech, Ouarzazate… excepté Casablanca). L'intérêt est que l'étau ne se resserre pas autour de la compagnie nationale. De nombreux accords devront être signés dans ce sens. Un schéma directeur des aéroports du Maroc est en cours de finalisation pour accompagner la stratégie globale du développement. Il prévoit notamment l'extension de l'aéroport Mohammed V de Casablanca.Par ailleurs, pour mieux se préparer à la concurrence, la RAM procède dans le cadre d'un programme de renforcement et de modernisation de la flotte à l'acquisition de nouveaux appareils. Le dernier exemple en est l'Airbus A 321. Parallèlement, la compagnie nationale est sur un projet ambitieux de vols charters avec des prix compétitifs.


Programme routier

Plus de 2 milliards de DH par an. C'est le montant de l'enveloppe qui a été consacrée pour accélérer la cadence d'un ambitieux programme routier. Ce budget est réparti entre l'entretien des routes, l'aménagement des voiries, le désenclavement du monde rural… Quant aux autoroutes, le département du transport envisage de réaliser plus de 400 km à l'horizon 2006 et ce, à raison de 100 km par an. Un budget de 10 milliards de DH a été consenti à cet effet. Les priorités sur le plan autoroutier restent Tanger, Casa-Marrakech et Casa-El Jadida. Ensuite, c'est au tour de Tétouan-Fnideq et Agadir-Marrakech de suivre. Amin RBOUB

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