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    Economie

    Restructurations chez les privatisables

    Par L'Economiste | Edition N°:54 Le 19/11/1992 | Partager

    Depuis, des Comités interministériels se sont tenus sous la houlette du Ministère du Commerce, de l'Industrie et de la Privatisation, lequel n'a plus depuis l'automne 1991 la tutelle directe sur l'ODI, mais conserve parfois la Présidence du Conseil d'Administration chez des entreprises qui relèvent de l'Office.

    La situation des entreprises en difficulté est à étudier au cas par cas, notent les observateurs dans les comités interministériels, ce qui, en réalité, ne simplifie pas les travaux.

    Actuellement c'est le cas de la Comagri qui est le plus avancé. Entièrement constituée de participations publiques (90% Trésor et le reste réparti entre des Offices de Mise en Valeur et l'ONICL) la Comagri était en cessation virtuelle de paiement. Il a été décidé de mettre en location les terres qu'elle détient, tandis que le personnel affecté aux fermes est maintenu. En matière d'élevage, "les objectifs initiaux sont considérés comme atteints", et par voie de conséquence, "l'entreprise doit être reconvertie" . Le sens de la reconversion "n'est pas arrêté définitivement". Le passif est de l'ordre de 70 millions de DH, mais les créanciers sont essentiellement des créanciers publics, ce qui est considéré comme "un élément favorable".

    Pour Salamco et Jadivet, la présence de partenaires privés, respectivement le groupe Salamah et la SOMED, a simplifié les travaux. Ce sont des décisions de liquidation qui ont été prises: les unités industrielles de confection sont totalement arrêtées depuis plusieurs mois. Le redressement a été jugé sans intérêt, compte tenu des apports nécessaires, évalués entre 10 et 15 millions de DH.

    Pour C3M, le passif est de l'ordre de 17 millions de DH. L'entreprise a commencé par elle-même une restructuration en s'orientant vers les activités de maintenance, d'ingénierie industrielle et de commerce pour accompagner la machine-outil. Cependant, le passif enregistré sur les activités initiales de construction de haut de gamme, dans le milieu des années 80, absorbe les résultats de la restructuration.

    Il convient de décider si l'actionnariat public, direct et indirect, abonde dans le sens des activités "soft" en allégeant la charge du passif antérieur. Les travaux ne sont pas encore terminés et le projet vient d'être soumis à une étude extérieure.

    Chez SICOR, le retour vers la conserve végétale, initié par l'entreprise elle-même, est considéré comme bon. Il demeure néanmoins des divergences d'appréciations quant à la rentabilité prévisionnelle, tandis que des doutes sérieux pèsent sur les capacités de cette restructuration à éponger le passif accumulé.

    Modulec, quant à elle, a le don de soulever des passions. Les avis sont très partagés entre les tenants d'une liquidation et ceux qui pensent que l'entreprise peut se redresser très rapidement.

    Une commission interministérielle a proposé, en Juillet dernier, de la classer dans les entreprises à liquider, mais la décision n'a pas été formalisée. Aujourd'hui elle est revenue dans le groupe des redressables, en réalisant son terrain.

    Chez la SONAFAP, la proposition de redressement s'appuie sur la division entre les deux branches, en isolant la branche alimentation du bétail bénéficiaire, de la branche initiale farine de poisson, qui perd de l'argent. Aisément traitable en 1989-90, la question est aujourd'hui difficile en raison du gonflement du passif.

    Pour Sicofes et S31, les travaux doivent se dérouler avec les deux actionnaires, respectivement Sicome et IMEG.

    Plusieurs principes se sont heurtés et continuent de se heurter dans les décisions d'assainissement ou de restructuration. La nouveauté tient en ce que les travaux sont maintenant faits dans la perspective directe de la privatisation.

    Deux points essentiels ressortent.

    D'une part, les pouvoirs publics ne veulent pas léser les intérêts des partenaires actuels, y compris les banquiers qui se sont engagés très avant pour soutenir les entreprises.

    D'autre part, ces mêmes pouvoirs publics sont réticents à "mettre la main à la poche", pour de multiples raisons, au premier rang desquelles figurent les opportunités de cessions aux partenaires existants (fournisseurs, actionnaires, employés,...) qui se chargeraient alors du redressement.


    N.S.

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