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    Economie

    Les investissements américains liés aux procédures administratives et douanières

    Par L'Economiste | Edition N°:54 Le 19/11/1992 | Partager

    "Si la dimension politique dans les relations Maroc/Etats-Unis a toujours été importante, cela n'entre pas en ligne de compte de manière déterminante dans les relations économiques futures", de l'avis de M. Steve Buck, Directeur du Bureau Afrique du Nord au Département d'Etat américain. M. Buck s'exprimait devant l'AMCHAM (American Chamber of Commerce in Morrocco) qui a organisé, le 17 Novembre une conférence sur "les perspectives d'avenir des relations maroco-américaines". Il a précisé, qu'il n'avait pas de directive officielle, son objectif était d'établir des contacts et de prendre "la température"
    Le choix des investissements US au Maroc est étroitement lié à l'ensemble des procédures administratives, et notamment douanières. Si elles sont trop lourdes, les capitaux iront se placer ailleurs. "A titre d'exemple, a-t-il dit à Singapour, une moyenne de 600 conteneurs sont transbordés en 6 heures. Il faut 10 jours au Maroc". Il convient donc de créer des conditions favorables, afin d'attirer les capitaux américains.
    Le gouvernement des Etats-Unis cherche à promouvoir et à développer l'initiative privée américaine au Maroc, mais l'aide gouvernementale, elle, n'augmentera pas. Avec la disparition de l'affrontement Est/Ouest, la politique d'aide au Tiers-Monde est appelée à se transformer. Le Congrès cherchant à la réviser en baisse, le gouvernement ne peut qu'appeler de ses voeux l'augmentation de l'initiative privée. Ainsi, il n'existe pas de relations directes entre les banques marocaines et les banques américaines. Les premières doivent transiter par les banques européennes installées aux Etats-Unis. Quand bien même il le voudrait, Washington ne pourrait intervenir dans la politique des banques. Celles-ci étant privées, il ne peut s'ingérer dans leur politique.
    Sur un autre plan, aucune compagnie aérienne américaine n'assure de vol à destination du Maroc. La volonté politique serait impuissante à changer cet état de chose, seuls des relations suivies et des échanges économiques réguliers entre particuliers susciteront la création de lignes directes. En résumé, estime M. Buck, "une demande forte entraînera la création de lignes aériennes". Ces dernières années, peu de personnalités officielles américaines ont visité le Maroc. Avec l'installation d'une nouvelle "administration" à Washington, beaucoup d'espoirs sont permis. Mais il ne faut pas oublier qu'au niveau étatique les choses avancent toujours doucement.
    Néanmoins, une bonne connaissance réciproque s'avère indispensable. A cet égard l'AMCHAM, créée dès 1958 et fonctionnelle depuis 1966, veut jouer un rôle grandissant dans la dynamisation des relations maroco-américaines. Le Maroc ayant opéré une profonde réorganisation économique et lancé une réforme fiscale, les Américains sont appelés à un effort de compréhension de la culture et de l'environnement marocains.
    A cet égard, le programme de privatisations mis en chantier au Maroc a suscité un certain intérêt de la part des officiels américains, et un projet est à l'étude visant à y intéresser directement les entrepreneurs d'outre-Atlantique.
    Enfin, et depuis le mois de Juin, au Consulat américain de Casablanca un "Business Center" a été installé dans le but d'élargir les relations économiques maroco-américaines. Disposant d'amples informations relatives au système bancaire, financier, aux procédures douanières, il vise à informer les hommes d'affaires américains sur les perspectives offertes par le Maroc.

    Kenza LOUDIYI

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