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    Economie

    Facultés de Droit et d'Economie : Les conseils de faculté favorables à la suppression du partiel de Février

    Par L'Economiste | Edition N°:54 Le 19/11/1992 | Partager

    Dans les 5 facultés de Droits, les examens semestriels devaient éviter le "bachotage" de fin d'année, limiter les échecs accidentels. Ils devaient permettre une meilleure assimilation des connaissances. L'organisation de ces partiels s'est avérée difficile. Les conseils des facultés seront responsabilisés sur son maintien ou sa suppression.

    Un projet de décret, examiné dernièrement en conseil de gouvernement, prévoit un léger remaniement du régime des épreuves écrites au niveau des Facultés de Sciences Juridiques, Economiques et Sociales. Si ce projet est adopté, le corps enseignant de chaque faculté aura la possibilité d'organiser la première session en une seule tranche au lieu de deux, comme c'est le cas actuellement. Depuis le décret du 31 Janvier 1983, les épreuves écrites de la première session se déroulent en deux phases. La première a lieu à partir du 15 Février de chaque année universitaire. Elle porte sur les trois disciplines principales, comportant des travaux dirigés. La seconde se déroule au courant du mois de Mai et concerne ces disciplines principales auxquelles sont ajoutées deux autres matières. Le projet du décret autorisera le conseil de chaque faculté à supprimer le "partiel" de Février. Ce remaniement du régime de la première session répond aux demandes pressantes des enseignants du supérieur qui appellent depuis des années à la suppression de ce partiel "trop lourd à gérer".

    Recommandations

    Le projet de décret, qui doit être soumis au conseil des ministres, réalise un recoupement entre les textes de 1978 et de 1983, au niveau du régime de la première session. En effet, le décret de 1978 avait prévu le déroulement de la première session en une seule tranche, au courant du mois de Mai. La deuxième session avait lieu entre Septembre et Octobre. Quelques années plus tard, le décret de 1983 va instituer un nouveau régime: la première session se déroulant en deux tranches (mi-Février et Mai) et la seconde au mois de Juin. Ainsi, aux termes de l'article 15 dudit décret: " Les épreuves écrites comprennent deux sessions: la première session a lieu à la fin de chaque semestre et porte sur la totalité du programme prévu au titre de ce semestre, la deuxième session a lieu à la fin de l'année universitaire et porte sur la totalité du programme annuel prévu au titre de chaque discipline". Le projet de décret actuel laisse le choix au conseil de chaque faculté d'organiser la première session selon la formule de 1978 ou celle de 1983. Interrogé, le secrétariat général de la Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales de Fès déclare que "le conseil de la faculté, réuni le 27 Octobre 1992, a pris un ensemble de recommandations dont, entre autres, la suppression du partiel de Février". Une recommandation, allant dans le même sens, a été avancée par le conseil de la faculté de Marrakech. Même décision au niveau de Casablanca, "mais rien n'est encore définitif", précise le secrétariat général de cette faculté. Son département économique se réunit, en principe, ces jours-ci, pour examiner la question. A Rabat, le corps enseignant n'a pas encore arrêté son choix. Et à Oujda, le conseil de la faculté devait tenir, à ce sujet, une réunion Lundi dernier.

    Un système boiteux

    Les avis des professeurs de l'enseignement supérieurs convergent dans leurs grandes lignes à propos de la suppression du partiel de Février. "Ce système d'examen est boiteux. Nous passons notre temps à organiser des épreuves. Le partiel de Février n'a de sens que s'il y a le contrôle continu des connaissances. Or, ce contrôle n'a jamais été appliqué", explique le Pr. Jamal Eddine Tebbaâ, chef du département des sciences économiques à la faculté de Casablanca. Le contrôle continu, une des innovations introduites par le décret de 1978, n'a jamais été mis en pratique. Le décret de 1983, consacrant le fait accompli, l' a mis d'ailleurs en veilleuse. Sur un autre plan, des professeurs interrogés expliquent que le partiel de Février fait perdre presque "un mois de travail dans une des meilleures périodes de l'année". Le secrétariat général à la faculté de Fès souligne que "ce partiel casse l'unité des programmes enseignés, perturbe le travail des étudiants, notamment ceux qui préparent des mémoires de licence". Enfin, l'augmentation des effectifs des étudiants ne permet plus d'organiser des examens dans "des conditions matérielles permettant une évaluation réelle des connaissances de l'étudiant". En effet, selon un recensement du MEN, 54.433 étudiants en 1er et 2ème cycles sur les 5 établissements étaient inscrits pour l'année universitaire 1991-92. Les facultés de Casablanca et de Rabat viennent en tête avec, chacune, un effectif de près de 14.400 étudiants. La faculté de Marrakech vient en deuxième position avec un effectif de 11.670 étudiants. Puis la faculté de Fès avec 7.584 étudiants, suivie de celle d'Oujda avec 6.376 étudiants. Au début de l'année universitaire actuelle, le MEN avait prévu un effectif global de 60.766 étudiants.

    A. Z.

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