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Réforme portuaire
Rude bataille d’espaces

Par L'Economiste | Edition N°:2388 Le 26/10/2006 | Partager

. Assamat s’estime lésée . Les stevedores seraient à l’étroitUn projet de convention de concession de certaines infrastructures du port de Casablanca a été proposé le 3 octobre par le ministère de l’Equipement et du Transport aux sociétés de stevedoring. Le fait que ce projet ait été proposé en lieu et place de l’Agence nationale des ports (ANP), qui n’a encore aucune existence légale, fait «craindre le pire» aux professionnels du stevedoring. C’est-à-dire que le plus gros de l’activité portuaire ne soit confié à la seule Sodep par sa consoeur l’ANP. Le projet de concession tel qu’il est présenté «maintient le statu quo avec une position dominante de la Sodep», estime-t-on auprès de l’Assamat. Ses dirigeants affirment que «les caractéristiques de la concession proposée ne permettent pas l’introduction de la concurrence et la compétitivité en matière de performances portuaires». Ceci pour la simple raison que «l’essentiel des installations et équipements portuaires reste sous le contrôle de la Sodep». Situation qui met la nouvelle structure en position de force et aussi en une «concurrence déloyale», comme l’avancent les stevedores. Ces derniers continuent à soutenir que «le plan défendu actuellement par le ministre de l’Equipement et du Transport est de nature à accorder une nette préférence à la Sodep, avec une exclusivité d’opérations de grands navires au terminal Est du port de Casablanca». En d’autres termes, «la Sodep se réserve la quasi totalité du trafic conteneurs ne laissant que quelques bribes aux autres», ajoute-t-on. Trois propositions de concessions ont été soumises par le département de l’Equipement aux stevedores regroupés dans la société Consorport. Toutes les trois ont été rejetées par ces derniers parce qu’ils les ont jugées «défavorisantes et handicapantes» dans la mesure où leurs sociétés ne disposeront que de peu d’espace notamment pour l’entreposage des conteneurs. Ce qui, il est vrai, n’est pas le cas pour la future Sodep. La première proposition du département de l’Equipement est basée sur la concession à Consorport du quai Tarik pour la manutention de conteneurs, du terminal roulier pour le Tir, les véhicules et les remorques et le demi-môle des agrumes et la moitié de son terre-plein pour le vrac. Les stevedores estiment que cette proposition n’est pas pour satisfaire leurs besoins en espaces d’entreposage.La deuxième proposition consiste à concéder à Consorport, en plus du terminal Tarik et du terminal roulier, l’ensemble du môle des agrumes pour la manutention du vrac et du divers. Cette proposition n’a pas non plus été du goût des stevedores.La troisième proposition de l’Equipement, elle aussi rejetée par les stevedores, consiste à réaffecter le quai Tarik à la manutention du vrac et du divers et certains quais et terre-pleins du môle des agrumes au trafic conteneurs.Toutes ces propositions «n’arrangent pas les affaires» des stevedores. Ces derniers sont également exacerbés «par certaines décisions ou projets, en cours d’étude certes, mais qui constituent une menace directe pour les activités de stevedoring privé si jamais l’une des propositions du ministre est approuvée et retenue par eux». D’autant plus qu’ils sont convaincus que le quai Tarik, entre autres, «ne manquera pas de faire partie intégrante du projet d’aménagement de la Marina et du port de pêche».


Inquiétudes fondées?

Une réunion, en date du 31 août dernier, du ministre avec le directeur général de l’Odep, le directeur d’exploitation du port de Casablanca et d’autres proches collaborateurs, confirmerait l’inquiétude des stevedores. Selon le P.V., dont L’Economiste détient copie, le menu de la réunion portait sur le plan de développement de la zone portuaire de Casablanca à l’horizon 2015. Il prévoit notamment la «construction de la troisième phase du terminal Est à conteneurs. L’espace retenu pour cette réalisation s’étend sur la large bande de terrain inexploitée qui sépare le môle du terminal Est des installations de l’Office chérifien des phosphates (OCP). Installations qui font actuellement l’objet d’un projet de transfert à Jorf Lasfar. Le ministère veut récupérer le quai de l’OCP et Karim Ghellab a recommandé à ses services d’étudier «la possibilité de traiter l’activité conteneurs dans les quais de l’OCP après transfert de l’activité dont le tirant d’eau est de moins 12». «Cette extension en face du terminal Est va donner encore plus de moyens à la Sodep au détriment des autres stevedores. Alors que l’on ne nous parle plus de concurrence loyale», confirme à L’Economiste avec beaucoup d’amertume le président de l’Assamat et d’IMTC, Mohamed Karia.Jamal Eddine HERRADI

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