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Réforme portuaire: Le puzzle se met en place

Par L'Economiste | Edition N°:2416 Le 06/12/2006 | Partager

. Sodep-ANP: Une même adresse, des numéros différents, pour l’heure. Intégration progressive des dockers à Somaport. Les armateurs attendent de voir Un coup de téléphone au défunt «Odep» et une charmante voix vous accueille «Sodep bonjour!» Le standard de la nouvelle société d’exploitation des ports est au point. Cela veut-il dire pour autant que tout le puzzle de la réforme portuaire, entrée en vigueur le 5 décembre à 00 heure, est en place? En tout cas, si les deux entités émanant de l’ex-Odep (la Sodep pour les activités commerciales concurremment avec des opérateurs publics et privés et l’Agence de régulation et d’autorité -ANP-) partagent encore les mêmes locaux, la distinction est claire chez les employés et les numéros de téléphone sont différents. La Sodep devrait héberger l’Agence jusqu’à ce que celle-ci trouve de nouveaux locaux. Les structures organisationnelles sont donc là. D’ailleurs, une commission de partage légale, sur la base d’une situation provisoire arrêtée au 30 septembre, avait déjà procédé à la répartition du patrimoine privé ainsi que le passif et l’actif de l’Odep entre les deux nouvelles entités.Les armateurs de leur côté attendent de voir. «La réforme nécessite une identification claire et précise des responsabilités au niveau national ainsi qu’une répartition des compétences». Cette déclaration faite sous couvert de l’anonymat montre bien que les textes de la nouvelle loi ne sont pas vraiment assimilés. Déficit de communication ou réforme compliquée? En tout cas, les opérateurs relèvent aujourd’hui encore l’absence de visibilité par rapport aux structures (les responsables ont-ils rejoint leurs postes?) et d’identité visuelle propre à chacun des nouveaux organes. Les responsables du ministère de l’Equipement affirment que la réforme a démarré «dans d’excellentes conditions». Les ports fonctionnent normalement, assure-t-on (même si nous n’avons pas pu le constater de visu). Cependant, la machine mettra certainement plus de temps avant d’être bien rodée. «Il y aura une période transitoire. Le but de la nouvelle réforme est l’introduction de la concurrence, ce qui n’est pas encore le cas. Il faudra une période très studieuse pour préparer la transition», déclare le département de Ghallab. D’ailleurs, Sodep et Somaport, qui regroupe les opérateurs privés sous l’égide de la Comanav, mettront en commun leurs ressources humaines et matérielles pendant la période de transition. Tout cela sous l’œil vigilant de l’Agence de surveillance afin d’éviter que le monopole ne se transforme en «duopole», affirme le ministre de tutelle.Quid des dockers qui, entre menaces, grève perlée et des formes d’action beaucoup plus périlleuses, allant jusqu’à l’occupation des bateaux à quai, exigeaient des garanties quant à la préservation de leurs emplois? Ceux-ci d’abord pourront opérer sur deux quais Ro-Ro (Roll-on, Roll-off).Les responsables de l’Assamat (association des agents maritimes consignataires de navires) estime les garanties de l’Etat «suffisantes». Les dockers sont pour le moment entre Sodep et Somaport. «Il y a un accord entre les deux entités pour que le travail reste fluide; l’intégration des dockers au sein de Somaport sera progressive. Ce n’est plus qu’une question de planning», assure l’Assamat. D’ailleurs, les dockers, par le biais de leur syndicat (UMT), dans un communiqué diffusé lundi, ont affirmé leur adhésion pour la réussite du processus tout en indiquant que les négociations se poursuivent avec les pouvoirs publics (cf.www.leconomiste.com).


Le parcours du combattant

Accéder hier au port de Casablanca relevait de la gageue. L’auteur de ces lignes a multiplié les tentatives pour «vivre» les premières heures de la réforme. Première étape: un coup de fil à la Capitainerie pour obtenir une autorisation d’accès provisoire. Celle-ci conseille d’adresser une demande au directeur de l’Agence nationale du port (ANP). Une fois sur place, elle nous demande de nous adresser à la direction de la sécurité, qui, à son tour, nous renvoie à la police du port. On apprend alors que cette dernière n’était pas habilitée à émettre un tel document qui était plutôt du ressort du district. L’agent du district nous explique gentiment que les autorisations ne sont plus émises à ce niveau et se renseigne auprès de Somaport qui décline la demande nous renvoyant à la DPCE (ex-direction du port). Nous visiterons le port de Casablanca une autre fois. Amine BOUSHABA

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