×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Départs volontaires
Une charge de 7,5 milliards de DH pour la CMR

Par L'Economiste | Edition N°:2416 Le 06/12/2006 | Partager

. Ce montant sera versé en quatre tranches par l’Etat . Le résultat net de l’opération porté à 15,1 milliards de DHL’opération des départs volontaires coûtera cher à la Caisse marocaine de retraite (CMR). La charge actuarielle supplémentaire est de 7,5 milliards de DH. Elle regroupe les dépenses de retraite d’avant et d’après-60 ans, le manque à gagner au titre des cotisations salariales, les contributions de l’Etat-patron et le différentiel sur allocations familiales. «Cette charge sera prise par l’Etat», a rappelé le ministre des Finances, Fathallah Oualalou, lors d’une conférence consacrée à un dernier bilan du «DVD». Le versement à la CMR se fera en quatre tranches. Un montant de 2 milliards de DH a d’ores et déjà été payé au titre de la première partie. L’Etat perdra également en impôt sur le revenu (IR). Le manque à gagner est de 5,7 milliards de DH. A cela il faut ajouter le montant des indemnités servies dans le cadre de cette opération (11,1 milliards de DH). Les économies à réaliser justifient largement cet effort. Elles s’élèvent à 4,8 milliards de DH cette année en termes de charges salariales. Calculées sur 2030, année de dernier départ supposé à la retraite des bénéficiaires du DVD, ces économies se portent à 34,7 milliards de DH. A cela s’ajoutent les gains sur la contribution de l’Etat à la CMR, à la mutuelle et aux allocations familiales (4,7 milliards de DH) ainsi qu’à l’IR des pensions (1,2 milliard de DH). Le tout porte ainsi le résultat global de l’opération à 15,1 milliards de DH. Des rentrées supplémentaires pour l’Etat sont également attendues des impôts et taxes dont devront notamment s’acquitter les 14% des «partants» ayant opté pour des projets d’entreprise. Cela représente 6.588 projets potentiels. «Quelque 8 à 12% de l’enveloppe servie retournerait aux caisses de l’Etat sous forme de recettes fiscales directes, issues des projets d’investissement, des opérations immobilières et de consommation», a affirmé dans ce sens le ministre de la Modernisation des secteurs publics, Mohamed Boussaïd. Oualalou a, lui, insisté sur le caractère marocain d’Intilaka. «Loin de nous avoir été dictée par un quelconque organisme international, l’opération des départs volontaires a été prise par la Banque mondiale comme un modèle réussi à dupliquer dans les autres pays de la région», a affirmé le ministre. Un modèle qui n’est pas exempt de certains dysfonctionnements, soulignés dans l’étude de KPMG (cf. www.leconomiste.com). A commencer par la limitation des possibilités de financements des projets aux crédits bancaires. L’absence d’un dispositif de coopération généralisée permettant à l’administration de profiter de l’expertise des fonctionnaires partis figure également au passif de l’opération. La non-motivation des candidats dont la demande n’a pas été retenue fait toujours plus d’un frustré. L’étude insiste ainsi sur la nécessité pour le département de tutelle d’accélérer les chantiers en cours portant sur la valorisation des ressources humaines. Tarik QATTAB

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc