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Politique

Proche-Orient: Le come-back du Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:1593 Le 03/09/2003 | Partager

. Le Royaume s'affaire pour un retour à la table des négociations. Israël pour une reprise des relations maroco-israéliennesLe Maroc revient en force dans la résolution du conflit au Proche-Orient. Israël et la Palestine peinent plus que jamais à mettre en branle la fameuse «feuille de route« (plan de paix élaboré sous la supervision du quartette ONU, USA, UE et Russie). En attendant, la région compte toujours ses cadavres. A l'apogée de la crise, les pays modérateurs reviennent sur le devant de la scène. Grand médiateur, le Royaume s'était retiré du processus de paix de la région depuis la reprise de la deuxième Intifada (octobre 2000). Aujourd'hui, il est sollicité pour réintégrer le cercle des pacificateurs actifs. Depuis quelques semaines déjà, le Maroc a repris ses négociations de paix avec les parties: visite du Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas, plusieurs contacts entre les deux pays, rencontre entre les chefs de la diplomatie marocaine et israélienne Mohamed Benaïssa et Sylvan Shalom à Londres. Et maintenant, le ministre des Affaires étrangères israélien, a effectué une visite de deux jours (lundi et mardi) au Maroc pour s'entretenir avec son homologue et remettre au Souverain un message du Premier ministre Ariel Sharon. «Les autorités israéliennes ont pris la décision stratégique de réchauffer les relations avec le Maroc et, dans un proche avenir, de déboucher sur l'ouverture de l'ambassade«, confiait Sylvan Shalom à la radio publique israélienne avant son départ. L'Etat hébreu est bel et bien disposé à reprendre ses relations avec le Maroc. «Il est temps que le Maroc et Israël rétablissent des relations plus étroites. Elles devraient revenir au niveau de ce qu'elles étaient avant la fermeture des bureaux de liaison«. Le ministre israélien rappelle à cet égard la forte présence en Israël de la communauté juive originaire du Maroc (près de 700.000). «Et je pense que c'est la seule qui est restée étroitement liée à son pays d'origine«, précise le diplomate. Pour le conflit au Proche-Orient, Israël se dit «convaincu que le Maroc est disposé à jouer un rôle central dans le processus de paix et que les deux parties l'accepteraient«. Côté marocain, on fait la part des choses: le conflit au Proche-Orient et les relations bilatérales. Pour l'instant c'est plus son rôle dans le processus de paix qu'il prend à cœur. «Le Maroc n'est pas pressé de normaliser avec Israël. Ce qui est important maintenant c'est d'arrêter les violences et de reprendre les négociations sur la base de la feuille de route«, explique Mohamed Benaïssa.


Le PJD, un parti qui juge?

A l'annonce de la visite du ministre israélien, et tandis que la voie officielle prône la modération, le Parti Justice et Développement (PJD) s'est empressé de juger l'événement, faisant fi de toute diplomatie. Fondamentalement contre le gouvernement israélien actuel, il estime, par la voix de son secrétaire général adjoint Saâd Eddine Othmani, que celui-ci «ne mérite aucun encouragement, en raison des tueries répétées contre le peuple palestinien et en l'absence du moindre effort pour lui reconnaître ses droits«. Il n'en attend donc «rien de positif«.Mouna KADIRI

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