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Politique

Prisonniers marocains à Tindouf: Libérations au compte-gouttes

Par L'Economiste | Edition N°:1593 Le 03/09/2003 | Partager

. 243 libérés, 914 y sont toujours . Le polisario fait toujours fi de la convention de Genève stipulant la libération sans délai des prisonniers de guerre Dans la matinée du lundi 1er septembre, 243 prisonniers marocains ont été libérés par le Front Polisario. Parmi eux se trouvent 13 officiers et 14 civils. Un officier avait passé 28 ans dans les camps du Polisario. Faut-il rappeler que bon nombre d'ONG et Etats dans le monde avaient et continuent d'exprimer leur préoccupation quant aux conditions de détention à Tindouf qui restent des plus sévères. Il y a quelques années et après leur libération, des prisonniers marocains ont révélé l'existence de prisons secrètes à l'intérieur du territoire algérien.Certains y ont passé plus d'une décennie. Les prisonniers ont été rapatriés au Maroc à bord d'un avion affrété par le CICR (Comité International de la Croix-Rouge). Ils ont été reçus à la base d'Inzegane, près d'Agadir.L'opération a été saluée par Kofi Annan, Secrétaire général de l'ONU qui a appelé par la même occasion le Polisario à libérer tous les autres prisonniers marocains. Un communiqué de presse du CICR souligne que des délégués de l'Organisation humanitaire, dont deux médecins, se sont entretenus «sans témoin« avec chaque prisonnier. Il en ressort, selon le même communiqué, que tous les prisonniers ont été rapatriés de leur plein gré. Plus de 20 ans après leur capture, les prisonniers pourront enfin retrouver leurs familles et leur pays.Selon le CICR, 914 autres prisonniers marocains se trouvent toujours dans les camps de Tindouf et dans des conditions qui amènent aujourd'hui le Comité à réitérer son inquiétude quant à l'état de santé des personnes en captivité. Conformément au droit international humanitaire, tous les prisonniers marocains devaient être depuis longtemps libérés. A rappeler aussi que le délégué régional du CICR pour le Maghreb, Pierre Ryter, avait toujours condamné le fait que le Polisario ait procédé à des libérations au compte-gouttes. Les séparatistes ont toujours voulu que le rapatriement des prisonniers marocains se fasse dans le cadre prévu par l'ONU. Une manière de faire l'impasse sur les dispositions de la convention de Genève de 1949 qui stipule qu'à la fin des hostilités, la libération et le rapatriement des prisonniers doivent être faits sans délai. C'est un cas de figure qui s'applique parfaitement au conflit entre le Maroc et le Polisario depuis 1991. Le cas des prisonniers marocains morts ou disparus à Tindouf est une autre paire de manches. Longtemps, les ONG ne s'y étaient pas intéressées. A ce sujet, leur cas est resté un des plus problématiques.M. Bk.

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