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Politique

France Libertés épingle le Polisario

Par L'Economiste | Edition N°:1593 Le 03/09/2003 | Partager

. L'Organisation internationale a établi un rapport accablant sur les conditions de détention des prisonniers marocainsFrance Libertés (Fondation Danielle Mitterrand) a mené une mission internationale d'enquête sur les conditions de détention des prisonniers de guerre marocains détenus à Tindouf. Il s'agit d'un rapport lancinant de 52 pages décliné en deux parties (cf. www.leconomiste.com). La première s'intéresse à l'applicabilité du Droit international humanitaire aux prisonniers de guerre marocains. Déjà un premier volet dénonce l'opposabilité des conventions de Genève au Polisario. La deuxième partie traite des «graves infractions commises par le Front Polisario en tant que puissance détentrice«. Le rapport est disponible sur le site Internet de l'Organisation : www.france-libertes.fr. Du 11 au 25 avril 2003, les militants de France Libertés ont rencontré près de 700 prisonniers, et effectué 338 entretiens individuels. Ils se sont rendus au Sahara marocain, à l'est des murs de défense marocains, dans toutes les localités, à l'exception de Zag. Ils ont ensuite visité les deux centres de Dakhla, celui d'El Aïoun et, enfin, les centres de Rabouni et du 9 juin appelés respectivement Hamdi Abba Cheikh et Mohamed Lessied.Selon cette ONG, les conditions dans lesquelles la mission d'enquête s'est déroulée, n'ont pas été faciles. Il s'est agi à chaque fois, selon un communiqué, d'instaurer une confiance en une organisation de défense des droits de l'Homme. Cela est dû au fait, précise-t-on, que les prisonniers ont vu à plusieurs reprises des organisations étrangères. A chaque fois, des représailles du Front Polisario s'en sont suivies. Pour France Libertés, le fait qu'elle défende le référendum d'autodétermination du peuple sahraoui n'a pas été un obstacle en soi, mais a suscité parfois des discussions.En revanche, l'Organisation tient à préciser que «sa liberté de travail, qui a été la condition sine qua non de la mission, a pu surprendre et effrayer ses interlocuteurs«. Liberté de mouvement et stricte confidentialité des entretiens étaient une nouveauté pour les prisonniers de guerre, ajoute le communiqué. Certains, selon le même communiqué, la trouvaient par trop suspecte. «Il a fallu faire un grand travail d'explication et de persuasion«.Les volontaires de France Libertés ont tenu tout au long de leurs entretiens avec les prisonniers marocains à ce qu'aucun nom de témoin ne figure dans le rapport. Prudence qui évite de mettre en danger la vie des personnes rencontrées. Les noms des victimes figurent dans le rapport avec l'accord des familles, via l'association qui les représente au Maroc. Il s'agit de l'Association nationale et sociale des fils de martyrs et des disparus du Sahara marocains. Par contre, les noms des tortionnaires, pour une part connus, y figurent. D'après un communiqué de France Libertés

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