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Politique

Procès attentats: Le remord des prévenus?

Par L'Economiste | Edition N°:1584 Le 19/08/2003 | Partager

. Mohamed Omari: “A l'intérieur de l'hôtel, les gens me ressemblaient, j'ai renoncé à déclencher ma charge”. Quelque 87 prévenus, répartis sur 12 dossiers, ont défilé lundi à la barreOn s'attendait à une journée pénible, il n'en a été rien, ou peut-être que si. Finalement, la dernière audition des 87 prévenus (et non 84 comme paru dans notre édition du lundi) n'a focalisé que la matinée du 18 août 2003. La tradition veut, en cas de crime, que la parole soit donnée aux prévenus pour formuler leurs excuses ou pour réaffirmer leur innocence. Ainsi, sur convocation du président de la Chambre criminelle de Casablanca, le juge Lehsen Tolfi, les prévenus ont défilé à la barre, l'un après l'autre et dans l'ordre chronologique de comparution devant la Cour. Deux tendances se sont dégagées: la première, limitée, a été relatée uniquement par les kamikazes survivants du 16 mai (Mohamed Omari et Rachid Jalil) et par certains réservistes. Ceux-ci ont exprimé leurs remords et ont formulé des excuses à l'adresse des familles des victimes. Ils n'ont cependant pas manqué de réitérer devant la Cour les demandes de clémence avancées auparavant par les avocats: “J'ai agi sous la menace et je craignais pour ma famille les représailles de Boulyaqdane (le chef exécutif des terroristes, mort à l'hôtel Farah) et de ses amis. De plus, je n'ai jamais partagé leurs convictions. Ainsi, à l'intérieur de l'hôtel, j'ai vu des gens qui me ressemblaient, j'ai donc renoncé à déclencher ma charge”, dira Omari. Presque dans les mêmes termes, Jalil invoquera la clémence des juges en précisant “qu'il s'était dérobé à ses commanditaires de son plein gré et qu'il s'était délesté de son sac à dos bourré d'explosifs”. Idem pour Hassan Taoussi, autre candidat au suicide à l'hôtel Farah.La seconde tendance qui s'est dégagée a été exprimée en masse par le reste des prévenus, à savoir l'innocence. Certains donnaient l'impression d'être plus convaincu que d'autres. Abderrazek R'Tioui, un épicier de Sidi Moumen convaincus de complicité avec les terroristes du 16 mai, usant d'humour noir, déclarera: “La police m'a demandé de la suivre pour une petite heure. Il me semble qu'elle dure depuis plus d'un mois”. Tolfi esquissera avant d'appeler le suivant. Khalid Aboubi d'Assirat Al Moustakim, coulera des larmes en “précisant à la Cour qu'il était en prison, à tort aussi, au moment des attentats”. La matinée a ainsi été marquée par les allers-retours des prévenus entre leur isoloir en verre et la barre. “L'aquarium” ne pouvant contenir plus de 50 individus, les agents de la sécurité montaient des geôles de la Cour d'appel, les individus au fur et à mesure de l'imminence de leur comparution et faisaient descendre ceux qui ont achevé leur déclaration. Adil HMAITY

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