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Economie

Près de 204.000 chômeurs de plus à fin mars 1999

Par L'Economiste | Edition N°:527 Le 11/06/1999 | Partager

· La barre du million de chômeurs urbains dépassée

· La Direction de la Statistique, avec deux mois de retard, sort le taux de chômage: 22% en ville, 13,8% pour l'ensemble du pays


L'ambiance sociale est franchement morose. Ceux qui travaillent sont mécontents et ceux qui chôment sont de plus en plus nombreux. Le taux de chômage urbain explose en effet au premier trimestre 1999. Il atteint presque les 22%. Il évolue ainsi de plus de 2,9 points, puisque celui-ci était de 19% durant la même période de l'année 1998. C'est ainsi que le nombre des chômeurs a dépassé la barre du million. Il est pour être plus précis de 1,155 million. Ce qui correspond à une hausse de 204.000 personnes. La pression sur le marché de l'emploi devient ainsi de plus en plus forte. Originalité, bien qu'il ait fallu attendre pour cela près de deux mois, le chômage a été également calculé par la Direction de la Statistique au niveau national. Si le taux national est moins alarmant, il n'en demeure pas moins important. Le taux national est en effet de 13,8%, totalisant près de 1,5 million de demandeurs d'emploi. Le chômage reste un phénomène principalement urbain. Au niveau rural, il n'excède pas les 5,6%. En définitive, le chômage est un phénomène principalement urbain. Près de 80% des chômeurs sont des citadins.

La Direction de la Statistique explique cette évolution du chômage urbain par trois raisons. La première est une arrivée forte sur le marché de l'emploi des adultes. La demande supplémentaire est estimée à 289.000, alors que la moyenne annuelle est de 170.000 personnes et ce, depuis plusieurs années. La population active urbaine passe à 5,284 millions de personnes. Au niveau national, elle atteint 10,437 millions de personnes, soit un taux d'activité de 57,7%. Pour justifier l'accroissement du chômage, la mauvaise campagne agricole se trouve encore une fois être le bouc émissaire, puisque sa conséquence directe est l'exode rural. Ce n'est pas la seule cause, il est vrai que le gouvernement à couleur sociale a suscité un vent d'espoir. Mais, vu les chiffres de plus en plus mauvais, on peut s'interroger si c'est à bonne raison. La deuxième cause est un tassement de la création de nouveaux emplois. La Confédération Générale des Entreprises Marocaines (CGEM) a laissé d'ailleurs entendre à qui voulait bien écouter que son principal souci actuellement est de maintenir les emplois existants. Fait donc plus alarmant, un peu moins de 85.000 nouveaux emplois ont été créés, alors que la moyenne est de 120.000 habituellement. A cela s'ajoute une faible croissance économique prévue pour 1999. La dernière raison plus classique est l'arrivée des jeunes diplômés sur le marché du travail.

Fatima MOSSADEQ

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